08.06.2008

Fausse route : Désespérant Billancourt, Et une volte-face de plus pour l’île Seguin.

F_5df91220966b13a94f334d68365dd14b4ET UNE VOLTE-FACE de plus qui gèle l’avenir d’un superbe terrain de 11 hectares situé aux portes de Paris.La décision du nouveau maire de Boulogne-Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, de présenter un nouveau projet d’aménagement sur l’île Seguin va encore faire prendre du retard à une gigantesque opération urbaine qui, depuis 15 ans maintenant, va de lenteurs en changements de cap.C’est en 1989 que la régie Renault,alors propriétaire du site,annonce son intention de s’en séparer.En 1992,la dernière voiture sort de l’usine bâtie en 1934 sur l’île Seguin. 16 ans plus tard,la première fondation du premier bâtiment n’a toujours pas été coulée.


Dès le départ l’Etat,à l’époque actionnaire de Renault,veut se mêler du réaménagement du site.Une idée mal accueillie par les maires des trois communes concernées (Boulogne-Billancourt,Meudon et Issy-les-Moulineaux).Après de longues négociations tripartites avec l’Etat et Renault,elles récupèrent la maîtrise de l’opération via une société d’économie mixte qui fait l’acquisition des terrains pour 43 millions d’euros. Un premier projet mené par l’ancien maire UDF,Jean-Pierre Fourcade,subit un sérieux coup d’arrêt en 2005 quand l’homme d’affaires François Pinault renonce finalement à y implanter un musée d’art contemporain.Aujourd’hui l’opération est revue à la baisse par la nouvelle municipalité avec 110 00 m2 de bâti au lieu de 175 000.Mais qu’en est-il des engagements pris avec les architectes et les promoteurs immobiliers,qui réclameront sûrement une compensation ? Sans compter que,pendant ce temps, les coûts de portage du terrain s’alourdissent. A quand une mission de la Cour des comptes sur le coût de réaménagement de l’île Seguin ?

18.05.2008

CR du conseil municipal du 15 mai 2008

Décisions prises en vertu de la délégation du CM au maire.
Intervention de Judith Shan

J’ai deux remarques et une question :
Remarque 1 : Il doit y avoir une erreur en page 3. Il faut certainement remplacer « Elio Mazzei » par « la société Kleema ».
Remarque 2 : Il manque le détail des objets des baux dans les décisions 112, 113 et 114. On ne sait pas notamment sur quoi porte la décision 114 et si elle n’est pas redondante avec la 112 ou 113 et dans ce cas il y a une incompatibilité sur les durée des baux.
Question : la décision n° 136 p 21 nous apprend qu’un animateur stagiaire est affecté à un poste de responsable des manifestations. Cela correspond-il à une titularisation ? Sinon, quand interviendra-t-elle ? Pourrait-on avoir connaissance de la fiche de poste ainsi que des autres candidatures reçues?

Chateau Buchillot

Nous avons déjà signalé lors du mandat précédent qu’il n’était pas convenable que la mairie communique via la presse le résultat des votes à venir. Nous voyons que ces pratiques perdurent puisque le Parisien a déjà publié un état des lieux des décisions  prises au sujet du château Buchillot ont été relatées par avance dans la pesse locale. Sur la question du projet Buchillot lui-même, nous avons voté la poursuite des travaux  mais les surcoûts apparus nous semblent surprenants par leur ampleur.

Intervention de Judith Shan
J’ai deux questions :
Cette opération constitue un élément ponctuel et on peut regretter que ce projet ne fasse pas partie d’un projet global d’aménagement de tous les bâtiments. Vous l’évoquiez justement en reprenant la formulation de la délibération d’Avril 2007 qui annonçait, si je puis me permettre (clin d’œil à la question et la réponse précédentes) des « after ». Y a-t-il un plan de phasage de l’opération dans laquelle cette réhabilitation s’inscrit ?

La délibération n°7 du 5 avril 2007  faisait état d’une contribution de 315 000 € allouée pour l’opération par le Conseil général 92. Rapportée au chiffrage de l’opération alors évoqué, elle couvrait 10,35% de son montant HT. Nos adjoints également conseillers généraux pourront-ils obtenir aujourd’hui le même engagement du Conseil général 92, revu en fonction du montant de la nouvelle autorisation de programme à prévoir soit une somme d’au moins 660 000 € ? 
 

Audit de renouvellement de la certification Qualiville
Intervention de Judith Shan

Deux remarques :
Il y a une terminologie qui me chagrine dans ce rapport. La Ville n’a pas 110300 clients. La Ville de Boulogne-Billancourt n’est pas une entreprise et le terme « usager » fait référence à la notion de service public que la Ville devra bien entendu continuer à assurer.
S’agissant de l’aire de jeux mise à disposition des familles au rez-de-chaussée, si l’initiative est agréable et sympathique, il n’en reste pas moins que c’est bien la responsabilité de la ville qui est engagée en cas d’accident et non celle des parents, contrairement au message du petit panneau A4 qui y est affiché. Il me semble qu’on ne peut se dégager de notre responsabilité que si l’installation est aux normes… ce qui requiert une expertise.

Conseils de quartier:
Intervention de Jean-Michel Tisseyre

Mr Le maire,

Notre groupe accorde une très grande importance au déploiement de la démocratie de Proximité dans notre ville. J’en veux pour preuve les différentes interventions des élus d’opposition à ce sujet lors de la précédente mandature. Nous sommes intervenu à plusieurs lors des séances de conseil municipal et aussi  à l’occasion de notre tribune dans Boulogne-Billancourt  Information.

Nous attachons une grande importance à ce que au-delà du texte législatif, l’esprit de la loi soit aussi pris en compte de façon ambitieuse. Cela passe par une réelle transparence du fonctionnement des Conseils  de Quartier et surtout garantir une représentativité optimale des franges de la population d’un quartier.


Pour en revenir à la délibération que vous nous soumettez ce soir, je regrette qu’elle se contente de paraphraser le texte de loi sans réellement en préciser le mode d’application concret dans notre ville.


D’où mes questions :

1°) Comment les boulonnais en général et en particulier ceux du quartier concerné seront-ils informés de la date et de l’ordre du jour d’un Conseil de Quartier ?

2°) Par quel canal le procès verbal sera t’il porté à la connaissance des boulonnais?

3°) Quelle méthode est utilisée pour la constitutions des listes sur lesquelles nous devons nous prononcer ? En particulier, y a t’il eu un appel à candidature aux habitants du quartier ? Quid des anciens Conseillers de Quartier ?

4°) Sera t’il possible à un habitant d’assister en tant que simple auditeur à une réunion de Conseil de son Quartier ?

Intervention de Marie-Hélène Vouette
Je complèterai juste l’intervention de Jean-Michel Tisseyre sur la question de la composition des conseils de quartier.

L'ancien maire J-P Fourcade lors de la séance du 28 mars 2008, à la suite du constat d'une forte abstention des électeurs lors des dernières élections municipales de la ville, proposait comme remède un large recours à la démocratie participative. Aujourd’hui vous nous proposez d'élargir le nombre des conseillers délégués à 26. Ceci est un point positif car cette mesure devrait permettre une participation plus importante des Boulonnais dans les affaires des quartiers. Cependant pour que les Conseils de quartier puissent assurer une représentation équilibrée, il nous semble important d’optimiser le mode de désignation des conseillers délégués.

Or premier point, nous constatons que l’opposition n’est pas présente dans ces conseils, ce qui ne fait qu’ajouter à la liste des institutions municipales dont nous sommes exclus. Ceci ne va pas dans le sens d’une transparence et d’une juste représentativité.

Second point, le choix des conseillers s’est fait sur une démarche de cooptation et même si vous nous avez accordé un conseiller par quartier, cette procédure ne nous convient pas. Nous pensons que ces assemblées doivent constituer une occasion de faire participer à la vie locale des citoyens qui ne s’impliquent pas spontanément. Nous proposons donc que lors du prochain renouvellement, dans 2 ans, un pourcentage des conseillers de quartier soit choisi par tirage au sort sur la liste électorale. Ceci permettrait de concilier une représentativité plus neutre, une présence de citoyens non déjà impliqués dans la vie locale, des personnes non inscrites sur les listes électorales du fait de leur nationalité par exemple et des représentants des forces vives de la ville.

 

04.05.2008

Tribunes BBI mai 2008

UNE MEMOIRE COURTE

Souvenez-vous, en1999, Jean Nouvel s’offrait « la Une » du journal « Le Monde » pour publier un article au titre ravageur « Quand Boulogne assassine Billancourt ».

Cet architecte, drapé de sa vertu outragée,voulait neutraliser le projet municipal considéré, à juste titre, comme destructeur de la mémoire ouvrière et du passé industriel de la ville. Les bourreaux devaient être dénoncés et l’ensemble du bâti préservé. Cette saillie médiatique fut suivie de quelques réunions, puis plus rien ou si peu. On était inquiet. Qu’était donc devenu ce combattant de la mémoire ?

Quelques années furent nécessaires pour enfin le voir réapparaître défendant une nouvelle idée. Était-il toujours question de préservation de l’identité ouvrière et de la spécificité de ce quartier ? Que nenni ! Son
projet, retenu par la municipalité, vise à construire sur les terrains du « trapèze » et à proximité des immeubles du Pont de Sèvres, rien de moins qu’une tour de 19 étages, et d’une hauteur de près d’une centaine de mètres.

Adieu références au monde ouvrier et autre passé industriel! La visée initiale a été revue et adaptée aux réalités du marché. Il n’est, désormais, plus question, selon lui, que de dialoguer, par l’édification de cette tour, avec les coteaux de Meudon !

Mais rassurez-vous, si les dimensions de cette tour vous effraient car selon notre architecte il s’agit d’une « non-tour ». La question sera de savoir si cette « non-tour » produira une non-densification, des nonembouteillages, des non-nuisances sonores, des non-conséquences sur l’ensoleillement des riverains et des non-problèmes de stationnement.

Marc FUSINA

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Billancourt: un devoir de mémoire

L’aménagement des terrains Renault est l’occasion de mettre en valeur notre patrimoine historique et social. Après bien des atermoiements, une étude sur l’implantation d’un lieu de mémoire sur l’ancienne esplanade de la forteresse ouvrière de l’Ile Seguin a été réalisée. Il reste à concrétiser cette idée. L’association des anciens travailleurs de Renault Ile Seguin lance un appel en ce sens (www.atris.org).

Marie-Hélène Vouette, Marc Fusina, Judith Shan,
Jean-Michel Tisseyre, Martine Even.