25.03.2012
L'UMP refuse de créer une salle omnisports sur l'Ile Seguin
Lors du dernier conseil municipal, notre groupe a proposé un amendement visant à installer une salle omnisports sur l'Ile Seguin, équipement financé, sur un emplacement non utilisé, dont le terrain appartient à la ville. Refus des 3 groupes UMP du conseil municipal....
Texte de notre amendement:
BUDGET PRIMITIF 2012
AMENDEMENT DU GROUPE ALTERNANCE
Exposé des motifs :
La ville de Boulogne-Billancourt est sous-dotée en équipements sportifs et ce constat est, d'ailleurs, partagé par tous les groupes de notre assemblée.
De plus, l'aménagement des terrains Renault devrait générer une augmentation de salariés et d'habitants sur la commune de 30 000 personnes au minimum.
Or, aucun équipement sportif sutructurant n'est aujourd'hui prévu pour rattraper notre retard et faire face, également, à cet afflux de population.
C'est la raison pour laquelle, le groupe @lternance propose la construction d'une salle omnisport au centre de l'ile Seguin, assiette foncière dont nous sommes propriétaires.
Ce projet serait financé par les recettes exceptionnelles issues de la cession de la parcelle située à l'angle de la rue Thiers et de l'Av Edouard Vaillant, soit 29, 9, millions d'Euros.
22:06 Publié dans Actualité boulonnaise, Conseils municipaux, Finances locales, Sports, Terrains Renault, Urbanisme-Environnement
13.03.2012
Ile Seguin. Compte-rendu annuel à la collectivité locale (Cracl)
Intervention de Marie-Hélène Vouette au conseil municipal du 16 février 2012
Monsieur le Maire, je voudrais commencer par la même remarque que celle que nous avons faite en CA de la SAEM ce matin, à savoir féliciter les équipes administratives de la SAEM pour la qualité de ce document. Ce CRACL est tous les ans reconnu, même par les acteurs extérieurs comme étant extrêmement bien fait et comme un bel outil de travail.
Ceci dit, une fois les compliments faits, il faut dire que ce ne sont pas les équipes de la SAEM qui sont en cause, mais plutôt les responsables politiques. Evidemment, vous nous demandez ce soir de prendre acte a posteriori de ce qui a été fait pour l’aménagement des terrains Renault. Sur la prospective, il y a quand même un gros manquement et nous en avons beaucoup parlé ce matin. Le problème – je crois qu’il faut revenir dessus, même si c’est une redite – est un problème de méthode concernant l’aménagement des terrains Renault. Cela ne date pas de ce mandat. Je voudrais dire, y compris à votre prédécesseur, que ce problème remonte à plusieurs mandats.
En fait, nous essayons d’aménager les terrains Renault sans prendre en compte au départ les besoins et les demandes des Boulonnais. On fait de la concertation, mais il s’agit de concertation a posteriori. Ce n’est donc pas une réelle concertation et cela explique la non adhésion des Boulonnais aux projets présentés et cela explique en grande partie les reculades et les échecs répétés sur les projets d’aménagement, en particulier en ce qui concerne l’Ile Seguin.
Je rappelle une fois de plus que cela fait maintenant plus de 20 ans que Renault a annoncé son départ de l’Ile Seguin. Nous en sommes pratiquement toujours au point mort. Aujourd’hui, après avoir parlé d’île scientifique et culturelle lors du dernier mandat, d’île verte pendant la dernière campagne des municipales et de l’île des tours récemment, on est en train de revenir sur l’île des tours sans savoir trop où l’on va. Vous demandez à Jean NOUVEL d’étudier un nouveau projet, mais sur quelles bases ? Tout cela n’est pas clair.
En CA de la SAEM, ce matin, vous avez admis que l’option d’y installer des logements de très haut standing était à l’étude. Ces logements seraient réservés à une poignée de happy few, avec des conséquences financières positives éventuelles que nous ne connaissons pas, avec des conséquences sur les accès en voiture à l’île Seguin qu’on voit bien arriver, mais qui ne sont pas détaillées, avec des conséquences sur les transports en commun et les services de proximité qui sont aussi des conséquences financières qui ne sont pas détaillées non plus. Je tiens tout de même à préciser – comme d’habitude et vous savez que cela n’est pas une marotte de notre part, mais un vrai besoin des Boulonnais – que vous n’avez toujours prévu aucun équipement sportif malgré les besoins. Je ne détaille pas ce sujet, puisque Marc FUSINA reviendra là-dessus.
Monsieur le Maire, nous vous avons fait la demande en Conseil municipal à plusieurs reprises. Nous vous demandons un ou plusieurs conseils municipaux de travail, privés, si vous le souhaitez pour que les débats ne virent pas à la polémique publique, pour que soient débattus les possibles. Nous pourrons alors exposer notre vision de la ville durable. Ce matin, vous m’avez encore demandé de ne pas me fixer sur l’Ile Seguin, car le terrain n’est pas aussi important en termes de superficie par rapport au territoire de la Ville. Nous ne sommes absolument pas d’accord avec cet argument. L’Ile Seguin est emblématique de la ville et son devenir joue énormément sur l’image de la ville. Ce n’est absolument pas un sujet mineur. C’est un sujet majeur.
Après la méthode, je voudrais revenir sur la question des transports en commun, question sur laquelle Jean-Michel TISSEYRE était intervenu la dernière fois. Il est annoncé une mise en service du fameux bus à haute qualité de service en 2018 au mieux, en place du projet abandonné de tramway, qui devait traverser le Trapèze. 2018, c’est au mieux dans six ou sept ans, alors que les nouveaux Boulonnais et salariés sont déjà sur place pour partie. Il est précisé qu’à ce jour, nous avons 4 000 habitants et 2 500 salariés sur le Trapèze. Ce n’est pas négligeable, d’autant que la ligne 9 du métro est déjà saturée. Nous avons un problème de transports en commun évident. 2018, c’est bien trop tard.
Contrairement à ce que vous avez affirmé ce matin, je répète que des études ont été réalisées sur la mise en place de ce bus à haute qualité de service. Monsieur FOURCADE pourra vous le confirmer, puisqu’elles datent de son mandat. Nous voudrions au moins qu’un bus à haute qualité de service arrive avant 2018.
Pour résumer, nous voyons un problème de méthode évident. A mon avis, vous courez à la catastrophe, parce que les recours s’accumulent systématiquement. Nous voyons des retours en arrière systématiques et, comme je l’ai dit, cela fait plusieurs mandats que cela traîne. Cela risque de durer encore un moment si vous persistez dans cette voie.
Nous considérons, au sein du groupe, qu’il faut que le Conseil municipal soit associé aux réflexions sur le devenir de l’Ile Seguin, pas seulement du Trapèze, mais aussi sur l’Ile Seguin. Les élus sont des relais d’opinion dans la ville. Tant que vous n’aurez pas accepté ce travail en commun, vous aurez énormément de mal à faire accepter vos projets. C’est à terme un problème financier énorme pour la Ville. Je vous remercie.
17:45 Publié dans Actualité boulonnaise, Conseils municipaux, Terrains Renault, Urbanisme-Environnement
Ile Seguin. Cracl suite
Intervention de Marc Fusina
Conseil municipal du 16 février 2012
Monsieur le Maire, merci. Tout d’abord, je voudrais faire une remarque en termes non de méthodologie, mais en termes de construction financière de l’opération. Il est normal que la discussion se resserre sur l’Ile Seguin, dans la mesure où, sur le Trapèze, les opérations sont très avancées, tandis que l’Ile Seguin demeure vierge. Il est normal qu’à ce stade d’avancement du projet, nos discussions et échanges se fixent sur l’Ile Seguin, compte tenu également de l’aspect emblématique de ce site qu’a rappelé Marie-Hélène VOUETTE.
Il y a une inadéquation entre le mode de financement et le projet de l’Ile Seguin. Nous avons un mode de financement local porté par les Boulonnais. Nous sommes partis sur une base de 12 millions d’euros par an et nous arrivons in fine à 150 millions d’euros, avec l’intervention de GPSO sous forme de fonds de concours de 6 millions d’euros. Encore une fois, c’est le contribuable boulonnais, pour partie qui va payer. Le mode de financement est local, alors que les opérations ont un caractère national, voire international. Il y a vraiment un problème.
Michel ROCARD avait parfaitement raison. Il avait dit que c’était une opération d’intérêt national et que les financements seraient donc à dominante nationale. Là, il y avait une cohérence et vous avez perdu cette cohérence. Aujourd’hui, nous avons un mode de financement local pour des opérations nationales.
Deuxième observation : il y a un apriori culturel. Je ne sais pas d’où vient cet apriori culturel. J’ai une petite idée. Je pense qu’il doit venir de quelques technocrates culturellement corrects qui nous disent ce qu’il faut faire en matière culturelle, ce que doit être l’Ile pour que les Boulonnais puissent l’apprécier. Cela a un coût énorme pour les Boulonnais. Il y aura, sur les deux extrémités de l’île deux gros projets culturels. Comme le disait Agnès BAUCHE, pensez-vous Monsieur le Maire que les Boulonnais vont utiliser régulièrement ces installations ? Non, ils vont les user de manière épisodique, et encore. Cela profitera à des habitants parisiens ou de la région parisienne. Ce seront pourtant les Boulonnais qui auront financé ces opérations, directement ou indirectement, par le portage financier, puisque nous avons quasiment acheté toute l’île ou alors par l’intervention du Conseil général. Encore une fois, ce sera le contribuable boulonnais pour partie qui financera cette opération. Il y a à ce niveau un vrai problème d’adéquation entre le mode de financement que vous nous proposez et le projet qui est inscrit.
Toujours concernant cet apriori culturel, je n’ai pas vu de Boulonnais manifester pour plus d’équipements culturels dans Boulogne-Billancourt. Pourquoi ? D’abord, la ville est correctement dotée en termes d’équipements culturels. L’offre culturelle est tout à fait satisfaisante et est de bonne qualité. En revanche, j’ai vu des manifestants réclamant des équipements sportifs. J’en ai vu beaucoup et dernièrement les rugbymen qui réclamaient un terrain de sport, parce qu’ils savent très bien que le stade du Saut du Loup va leur échapper.
Vous êtes maire de Boulogne-Billancourt. Je ne comprends pas pourquoi vous ne répondez pas à cette attente en utilisant les marges de manœuvre qui existent encore, même si elles sont de plus en plus ténues, pour proposer un équipement sportif sur l’Ile Seguin, voire sur le Trapèze, s’il y a encore des possibilités. Il existe encore des marges de manœuvre, mais pour cela, il faut une volonté politique. Je suis bien en difficulté pour la trouver aujourd’hui à ce stade de la discussion, mais je ne désespère pas.
Enfin, je terminerai par l’aspect financier. J’avais soulevé en Commission des finances une question sur le nouvel emprunt de la SAEM (50 millions d’euros PRU), qui va alourdir l’endettement de la SAEM. Vous allez me dire que je n’y comprends rien, car ce n’est pas de la dette, mais de la trésorerie. Quoi qu’il en soit, un nouvel emprunt va être lancé. Nous verrons bien comment tout cela va s’équilibrer. Comme le disait Jean-Pierre FOURCADE, il y a des paramètres volatils sur la superficie d’aménagement que vous allez retenir, sur la base d’une bonne discussion au sein du Conseil municipal – je l’espère. Pour l’instant, la discussion est ouverte. Monsieur le Maire, au nom de notre groupe, nous vous demandons de nous écouter, car nos propositions sont des propositions raisonnées. J’espère que vous allez évoluer dans le sens des intérêts des Boulonnais. Vous avez dit, pendant votre campagne, que vous vouliez rendre l’île aux Boulonnais. Faites-le.
17:42 Publié dans Actualité boulonnaise, Conseils municipaux, Terrains Renault, Urbanisme-Environnement
Débat d'orientations budgétaires
Conseil municipal du 16 février 2012.
Intervention de Martine Even
Dans votre présentation, vous nous rappelez le contexte économique dans lequel s’inscrit la préparation de ce budget. En effet, il n’y a rien d’enthousiasmant : dégradation des comptes publics de l’Etat, générant une politique d’austérité pour les collectivités locales, réforme de la taxe professionnelle, véritable usine à gaz exonérant de charges les entreprises à hauteur de 6 milliards d’euros, dont la compensation s’opère par une ponction équivalente sur le dos du contribuable, gel des dotations étatiques combiné à des difficultés de recours à l’emprunt. Qu’en est-il d’ailleurs de la faillite de Dexia ?
Dans ce rapport, les recettes prévisionnelles de fonctionnement que vous proposez paraissent crédibles, avec tout de même une incertitude sur les droits de mutation. Les recettes d’investissement sont a priori alimentées par l’autofinancement complété par un retour à l’emprunt pour le moins limité. En matière de dépenses de fonctionnement, la progression paraît maîtrisée. Il est normal qu’elles augmentent dans la mesure où la ville se développe et que le nombre d’ouvertures d’équipements publics s’accroit.
Toutefois, il y a lieu de s’interroger sur leur montant, dans la mesure où notre adhésion à GPSO aurait dû nous permettre de réaliser des économies. Or, en 2007, nos dépenses de fonctionnement, avant notre adhésion, étaient de 158 millions d’euros, alors qu’en 2011, elles sont de 162 millions. Autrement dit, au lieu de réaliser des économies, ces charges ont augmenté.
Enfin, pour ce qui est des dépenses d’investissement, ce document confirme notre analyse, à savoir que la reconstitution de vos marges et la diminution de l’endettement résultent d’un sacrifice de l’investissement du budget principal, c'est-à-dire celui dit de la ville habitée. Vous nous indiquez que, pour la période 2009-2014, vous réaliserez 148 millions d’euros d’investissement, alors même que sur la période 2003-2008, ces investissements déjà insuffisants se sont montés à 179 millions. Nous regrettons dans ce rapport que vous ne nous précisiez pas les opérations que vous comptez réaliser. Vous mentionnez des opérations projet, sans d’ailleurs fixer les priorités.
En conclusion, on peut constater que l’aménagement des terrains Renault, financé par le contribuable boulonnais, phagocyte les capacités d’investissement de la Ville, alors même que son contenu n’améliorera en rien la vie quotidienne des habitants, bien au contraire. C’est donc la population de la ville habitée, la ville historique qui en pâtira. Par conséquent, pour l’ensemble de ces raisons, nous ne pourrons pas vous suivre dans de telles orientations.
17:25 Publié dans Actualité boulonnaise, Conseils municipaux, Finances locales
La ville qui pourrait dire non

Voici pour notre ville le temps du vote du budget 2012. Avec de sérieuses interrogations pour les années à venir. Les discussions budgétaires au sein de notre communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO) ont été marquées, encore une fois, par un attentisme certain doublé d’une forte inquiétude sur les conséquences de la suppression de la taxe professionnelle. Cette réforme coûtera au minimum 1 milliard d'euros de plus que prévu, selon un rapport du député UMP Gilles Carrez. Un coût endossé par l'Etat et les collectivités locales. Cerise sur le gâteau, les parlementaires UMP ont également voté comme nouveau système de péréquation la mise en place d’une usine à gaz financière dont personne ne sait exactement à quoi elle va bien pouvoir aboutir. Tout cela fait que nous aimerions pouvoir vous expliquer par le menu à quelle sauce vous allez être mangés mais encore faudrait-il qu’une simulation un peu sérieuse soit possible.
Le consentement éclairé à l’impôt est donc devenu impossible. Par contre, ce que nous savons, c’est que le montant du reversement de GPSO aux villes (dotation de solidarité commune) variera, à la baisse. Il faudra bien compenser d’une façon ou d’une autre. A cela s’ajoutent les tergiversations sans fin autour de l’aménagement de l’Ile Seguin, sur fond de querelles internes à l’UMP locale fort occupée à régler ses comptes sur le dos de notre cité. L’image de la ville pour ses habitants et les investisseurs ne vaut pas une bonne guerre médiatique entre egos. Et vous, Boulonnais, payez les retards de projets.
Politique nationale inconséquente, politiques locaux englués depuis trop longtemps dans des bagarres stériles, finances locales dégradées depuis plusieurs mandats, arlésienne de l’aménagement de l’Ile Seguin depuis plus de vingt ans. Au final, le budget futur de notre ville sera difficile à équilibrer, les investissements nécessaires hors terrains Renault seront remis à d’autres temps. Un bilan implacable, pour un spectacle affligeant.
17:05 Publié dans Actualité boulonnaise, Conseils municipaux, Finances locales




