30.04.2009

HADOPI: la majorité s'exécute

La majorité UMP a dû se faire hara-kiri à l'Assemblée nationale: ordre lui a été donné de voter le projet de loi Hadopi rejeté au début du mois. La réforme a été rediscutée, mercredi 29 avril, comme promis à l'Elysée. A l'avenir, les troupes parlementaires devront marcher au pas

29.04.2009

1er mai, nos demandes au gouvernement

Le tract du premier mai, les demandes du parti socialiste au gouvernement

1ermai.pdf

27.04.2009

POUR UN FMI vraiment multipolaire

Fabius.jpg20 avril 2009

Les photos du G20 de Londres datent maintenant d’un mois, restent les progrès concrets à accomplir pour que les bonnes résolutions prises soient suivies d’effets.

Le FMI va disposer de moyens d’actions supplémentaires : c’est important et positif, surtout lorsqu’on voit la longue liste des pays qui ont besoin de soutiens massifs pour éviter l’asphyxie.

Un aspect, notamment, n’a pas été traité : la répartition des pouvoirs au sein du FMI. Schématiquement, la situation actuelle est celle-ci : les Etats-Unis détiennent une minorité de blocage, les Européens possèdent des droits de vote au total élevés mais éclatés, cependant que les grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil,…) sont outrageusement sous-représentés. Le FMI a été jusqu’ici une sorte de G2 sans la Chine.

Il est urgent de mettre en place une réforme dont les trois principes devraient être les suivants.

Il est absurde que la deuxième monnaie de réserve du monde, l’euro, ne soit pas représentée en tant que telle au Fonds Monétaire International. Les pays de l’euro devraient donc regrouper leurs droits de vote et au total les réduire. L’Eurogroupe doit désormais constituer un vrai groupe au sein du FMI.

Deuxième principe, aucun pays ne devrait pouvoir à lui seul détenir une minorité de blocage. C’est le cas des Etats-Unis. Leur quota devrait être revu dans une approche réellement multipolaire.

Enfin, avec les “quotas” supplémentaires ainsi dégagés, les pays aujourd’hui sous-représentés, notamment la Chine, verraient leur représentation accrue et leur contribution au FMI aussi.

Cette réforme est indispensable pour donner sa pleine force à la régulation monétaire et financière dont le monde a besoin. Oui, nous avons besoin d’un FMI vraiment multipolaire

Laurent Fabius
http://bloglaurentfabius.com/

25.04.2009

REDECOUPAGE ELECTORAL

aubry.jpgRedécoupage électoral: "le déséquilibre est manifeste"

Martine Aubry a évoqué, le 14 avril, devant la presse, le projet de redécoupage électoral mené par le secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales, Alain Marleix. Selon la Première secrétaire du PS, "le redécoupage est rendu nécessaire par l'évolution démographique", mais "sur 33 suppressions prévues, 23 circonscriptions sont de gauche et 10 de droite et sur 33 créations, 9 sont en faveur de la gauche et 24 en faveur de la droite. Cela représente une différence de 28 circonscriptions en faveur de la droite. Le déséquilibre est manifeste."

24.04.2009

EDWY PLENEL dans mediapart

Qui arrêtera cette présidence ? Extrait

A cette question, posée avec entêtement par Mediapart tant ce pouvoir nous semble un cocktail explosif de régression et de prétention, d'archaïsme et d'absolutisme, d'aveuglement et d'affolement, la semaine écoulée apporte une curieuse réponse. La perdition de ce président, ce sera peut-être lui-même, tout simplement. Et la faille de cette présidence, sa propre démesure. A force d'ignorer les limites qui font un pouvoir contenu, équilibré et partagé, la République de Nicolas Sarkozy avance toujours au risque d'elle-même, de ses humeurs et de ses foucades, de ses obsessions et de ses excès. Faute de contrepoint, de bornes ou d'entraves, sa liberté est un laisser-aller où s'égarent l'esprit de responsabilité et la conscience de la fonction. Plus il se renforce, s'aggrave et s'exacerbe, plus ce présidentialisme-là s'isole et s'enferme, perdant le sens des mesures et des réalités, des visions hautes et des paroles élevées.

20.04.2009

A WEST SIDE STORY

mhdec2007.jpgBoulogne-Billancourt mars 2008- mars 2009

Après une année de mandat de la nouvelle équipe municipale, il est temps de tirer un premier bilan.

Le point positif : un renouveau de la démocratie de proximité
Alors qu'il n'en avait pas l'obligation légale, le maire a accepté que l'opposition soit présente dans certaines instances municipales : commission d'appels d'offres, conseils d'administration des collèges, office municipal d'HLM. Nous pouvons aussi noter quelques innovations intéressantes: présence des associations dans les commissions d'attribution des logements, conseil municipal retransmis en direct sur le site Internet de la ville, création d'un stand des élus sur les marchés. Même si la composition des conseils de quartier reste très discutable et leur fonctionnement très décevant, l'opposition y est aujourd'hui représentée.  Nous espérons que le conseil économique et social local et la conférence des familles permettront d'élaborer des projets ambitieux pour la ville.

Intercommunalité : de bien curieuses pratiques démocratiques
La communauté d'agglomération « Val de Seine » à laquelle appartiennent Boulogne-Billancourt et Sèvres et la communauté « Arc de Seine » [1] ont engagé un processus de rapprochement. Sur le fond, cette évolution peut se comprendre dans la mesure où le maintien de l'actuelle communauté « Val de Seine », isolée et démographiquement très déséquilibrée, n'était pas justifié. En revanche, ce qui est inadmissible, c'est qu'une telle décision ait été annoncée aux médias avant que les conseils municipaux en aient débattu. Nous n'avons toujours pas délibéré sur ce que pourraient être les compétences de cette nouvelle communauté d'agglomération, ni de la représentation démocratique en son sein (équilibre entre les communes, devenir des personnels concernés, représentation des élus d'opposition). Nous avons donc voté pour le principe de cette fusion, en demandant à être associés à l'élaboration de ce projet.

Le fabuleux destin de l'Ile Seguin : une mise sous tutelle de la ville
Depuis 20 ans, la droite municipale dans son ensemble a échoué à aménager l'Ile Seguin. Le Conseil général des Hauts-de-Seine a annoncé ses projets pour l'Ile Seguin. Rien de nouveau, le lancement d'études, encore! Autant dire qu'il ne s'est rien passé depuis les annonces de la conférence de presse du maire de juillet dernier. Quelles seront les conséquences financières de ces retards accumulés depuis des années ? Par contre, l'emprise du département sur ce projet et la mise sous tutelle de la ville de Boulogne-Billancourt se précisent. N'aurait-il pas été normal, logique, démocratique, que ce soit le maire qui s'exprime sur ce sujet ? Car, ne l'oublions pas, l'Ile Seguin appartient à la ville et non au département. Nous demandons au maire de faire en sorte que les Boulonnais conservent la maîtrise de l'opération d'aménagement des terrains Renault et de l'Ile Seguin.

Finances de la ville : la vérité si je mens
Il est normal qu'une ville recoure à la dette pour pouvoir investir dans les équipements publics. Mais Boulogne-Billancourt est excessivement endettée, environ 216 millions d'euros au 31 décembre dernier. Et à cela, il faut ajouter la dette de la communauté d'agglomération en forte hausse. Cette augmentation de la dette s'explique

  • par une accumulation d'opérations mal évaluées au départ (2 exemples d'une longue liste: rénovation du Château Buchillot passée de 2,7 M€ à 6,3 M€, rénovation de la piscine-patinoire passée de 7 M€ à 30M€)
  • par des décisions inappropriées. Exemple : le nouveau pont sur l'Ile Seguin imaginé pour desservir la fondation Pinault devait être payé à moitié par François Pinault. La ville a pris des engagements financiers sans la moindre signature de M Pinault qui a donc pu se désengager sans régler la part prévue (10M€ de plus à la charge de la ville). 

Cette réalité budgétaire provoque de fortes tensions entre les deux groupes UMP du conseil municipal qui ont pourtant géré ensemble la ville pendant plusieurs mandats, l'actuel premier adjoint ayant voté tous les budgets du précédent mandat sauf celui de 2008 ! A ceci, il faut ajouter la crise et ses conséquences (baisse des droits de mutation, moindre activité des entreprises,  augmentation des dépenses à caractère social et de solidarité) et l'absence d'un réel plan de relance national. La crise va avoir pour conséquences la diminution des revenus des collectivités locales : baisse des droits de mutation, moindre activité des entreprises,  augmentation des dépenses à caractère social et de solidarité.

Les élus du groupe @lternance ont voté contre le budget 2009 présenté qui augmente la fiscalité et l'endettement sans pour autant accentuer l'effort nécessaire en matière d'aide sociale et de logement. Vu le caractère très dégradé de la situation budgétaire, il fallait prendre des mesures correctives. Mais celles proposées par le maire sont inappropriées car l'importante augmentation de la fiscalité est un contre-sens économique en période de crise. Elles sont injustes car la municipalité augmente uniformément les taxes ménages de 9% alors que dans notre ville, le taux de la taxe d'habitation est plus élevé que celui de la taxe sur le foncier bâti. Il fallait faire une distinction entre la taxe d'habitation, payée par toutes les familles, et la taxe sur le foncier bâti payée par les seuls propriétaires, en général économiquement moins fragiles.

Considérant qu'il est nécessaire de protéger au mieux les situations des personnes les plus exposées à la crise actuelle, et que l'augmentation des impôts ménages doit s'inspirer du principe d'équité fiscale qui repose, notamment, sur une convergence des taux de la taxe d'habitation et de la taxe sur le foncier bâti, le groupe @lternance a proposé un amendement visant à une augmentation différenciée et non pas uniforme des taux. Notre amendement limitait l'augmentation de la taxe d'habitation à moins de 2% (taux d'inflation) pour les locataires et les propriétaires occupants, tout en n'aggravant pas la dette de la ville. Il a été refusé et par le maire et par le groupe « Unis pour Boulogne-Billancourt » présidé par M Fourcade.

Marie-Hélène Vouette



[1] Arc de Seine : Chaville, Issy les Moulineaux, Meudon, Vanves, Ville d'Avray

18.04.2009

L'ARROGANT

Sarkozy l'arrogant épinglé par la presse internationale
Lu dans LEMONDE.FR | 17.04.09 | 09h17  


arack Obama manque d'expérience, José Luis Zapatero "n'est peut-être pas très intelligent" et José Manuel Barroso brille surtout par son absence. Rapportées par Libération, les considérations assassines du président français, Nicolas Sarkozy, sur ses homologues, lors d'un déjeuner avec des parlementaires, ont déjà fait le tour de la presse internationale. L'Elysée a beau démentir, l'arrogance française a encore frappé.
On le connaissait "vantard", "hyperactif" et "familier", mais, cette fois, Nicolas Sarkozy "s'est surpassé", note le quotidien britannique The Guardian. En l'espace d'un déjeuner, "le président français s'est débrouillé pour rabaisser Barack Obama, traiter Angela Merkel avec condescendance et insulter" le premier ministre espagnol. Seul Silvio Berlusconi a été épargné. Et pour cause : à en croire Nicolas Sarkozy, "l'important dans la démocratie, c'est d'être réélu". Et "Berlusconi, il a été réélu trois fois."
"Deux fois seulement" corrige le New York Times. Rappelant "le goût de l'action" du chef de l'Etat, le quotidien américain se borne à un exposé acerbe des prétentions françaises. "Dans le monde de Sarko, le président Obama est faible, inexpérimenté et mal informé sur le changement climatique". C'est "la fin de la courte lune de miel franco-américaine", ironise The Times.
Côté espagnol, la polémique a rapidement pris de l'ampleur. A en croire El Pais, les démentis de l'Elysée n'ont pas convaincu. Beaucoup sont montés au créneau pour défendre le premier ministre socialiste. Même le vice-secrétaire de la communication du PP (Parti populaire, droite), Esteban González Pons, s'est dit gêné. "Je ne me réjouis pas de ces déclarations, même s'il a parfois raison. Zapatero est notre chef d'Etat, c'est comme ça, s'il est attaqué, nous devons le défendre."

 

Elise Barthet

17.04.2009

EUROPEENNES

hamon.jpgLe porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a appelé mardi à un "vote sanction" contre Nicolas Sarkozy le 7 juin à l'occasion des élections européennes.

"un vote sanction contre Nicolas Sarkozy et contre ses alliés européens parce qu'ils ont échoué et ce que nous n'avons pas pu obtenir par la mobilisation sociale, eh bien il faut essayer de l'arracher par les urnes".

"Le 7 juin, le message doit être envoyé au président de la République: 'vous avez refusé de changer de politique en dépit de la mobilisation des Français, en dépit d'un mécontentement de plus en plus fort'".

 

15.04.2009

LIVRET A

Michel Sapin (PS) critique la baisse du taux du Livret A

Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'économie, a jugé mardi qu'"il ne fallait pas baisser aussi fortement" le taux du Livret A, soulignant qu'aujourd'hui les banques "se battent entre elles" pour l'avoir.

Le gouvernement a annoncé une baisse du taux de rémunération du Livret A de 2,5% à 1,75%.

14.04.2009

SARKOZY DANS LE SENS DU VENT

FRANCE •  Sarkozy sait suivre le sens du vent

 

Personne mieux que le président français n'a su s'emporter contre les "banquiers anglo-saxons". Sauf que, à y regarder de plus près, sa politique reste indéniablement libérale – au sens français.

 

Avant même l'ouverture du sommet du G20 à Londres, Barack Obama fut accueilli par les rodomontades d'un Sarkozy sermonnant les Etats-Unis et la Grande-Bretagne pour leur manque de sérieux en matière de réglementation financière mondiale. On ne s'attendait pas à cela de la part de l'actuel chef de l'Etat français. De tous les présidents qu'a eus la France, Nicolas Sarkozy est le plus franchement américanophile. Il est ce que les Français appellent un "libéral". Son élection fut une victoire de la déréglementation et des principes favorisant l'économie de marché à l'américaine – ou, pour utiliser l'adjectif qu'apprécie tant Sarkozy ces derniers temps, "à l'anglo-saxonne".

Or, depuis le début de la crise financière, Sarkozy cherche à se démarquer des décideurs américains et britanniques, qui sont pourtant ses alter ego idéologiques. D'emblée, et d'ailleurs avec raison, il a accusé les Etats-Unis de l'effondrement économique planétaire, rappelant à qui voulait l'entendre que "la crise n'a pas commencé en Europe, elle a commencé aux Etats-Unis". Et le voilà qui frappe du poing sur la table (métaphoriquement, du moins) et affiche ainsi une position guerrière face au laissez faire de ces irresponsables banquiers anglo-saxons.

Au vu du cabotinage de Sarkozy, on pourrait croire qu'il a connu une subite conversion philosophique. Il n'en est rien. Car on n'a pas affaire ici à un débat politique, mais à la mondialisation de la fureur antibonus. Nous assistons à un concours international : entre les grands dirigeants mondiaux, c'est à qui sera le plus furax contre ces banquiers dont les malversations nous ont plongés dans le désastre économique. Les menaces de Sarkozy de quitter le G20 donnent l'impression d'un abîme idéologique entre lui et ses homologues anglophones, le président des Etats-Unis Barack Obama et le Premier ministre britannique Gordon Brown. Il n'en est rien. Sarkozy appelle à des efforts planétaires contre les paradis fiscaux* (expression qui dégage une impression moins sordide et incroyablement plus séduisante que tax haven). Il assure appeler de ses vœux des restrictions aux rémunérations des banquiers. Et il souhaite que davantage de prérogatives soient confiées à un organisme international pour la réglementation des instruments financiers.

Rien d'inacceptable, a priori, au regard de ce qui se dit sur la scène politique américaine. Les détails des mesures divergent parfois, mais lorsqu'on a suivi les efforts déployés récemment par les Etats-Unis pour mettre au pas la banque suisse UBS, impossible de croire que la position de Washington sur les paradis fiscaux* diffère beaucoup de celle de Sarkozy. Quant à la limitation des rémunérations, nous [aux Etats-Unis] avons désormais un plafond de 500 000 dollars pour les cadres des banques ayant reçu des aides de l'Etat. Enfin, en matière de réglementation des manœuvres financières dangereuses, y a-t-il une seule personne au monde pour affirmer que mieux surveiller les risques financiers mondiaux est inutile ?
Mais l'important est ailleurs : il s'agit de remporter la palme de la colère, et le locataire de l'Elysée montre qu'il est passé maître dans cet art. Qu'il s'agisse de "Wall Street" ou des "financiers anglo-saxons", que vous soyez un sénateur américain ou un président français, le mantra politique du moment est le même : exploitons la colère de l'opinion publique contre la poignée d'imbéciles surpayés responsables de l'effondrement du système financier international.

Certes, c'est bien une poignée d'imbéciles surpayés qui se sont rendus responsable de l'effondrement du système financier international. Les plus indécrottables de ces imbéciles étaient d'ailleurs basés en majorité aux Etats-Unis, mais on soulignera à toutes fins utiles que certaines banques d'affaires françaises, telle la Société Générale, à qui le méchant trader Jérôme Kerviel a réussi à faire perdre 4,9 milliards d'euros, ne sont pas toujours de parfaits modèles de gestion. Reste que les critiques de Sarkozy contre l'imprudence anglo-américaine illustrent à quel point la colère internationale contre les banques sert de bouclier politique aux acteurs politiques et aux décideurs du monde entier, quelle que soit leur appartenance idéologique.

Sarkozy mène une politique de baisse d'impôts modérées et s'attelle progressivement mais sûrement à la réduction du nombre de fonctionnaires et au démantèlement de la protection du travail et des 35 heures de travail hebdomadaire décidées par l'Etat. Et, tandis que le gouvernement Obama prône aux Etats-Unis un gigantesque programme de dépenses publiques (et s'est efforcé au G20 de faire en sorte que l'Europe lui emboîte le pas), Sarkozy campe sur ses positions en matière de relance ainsi que sur son programme de réduction du rôle de l'Etat.

En d'autres termes, les orientations politiques de Sarkozy restent profondément libérales (au sens français du terme). En déchaînant sa colère sur les patrons surpayés de banques et de hedge funds sous-réglementés, Sarkozy rend plus acceptable le reste de son programme. Sarkozy fait la preuve qu'il est l'un des meilleurs acteurs de la politique nouvelle manière. Ses véritables adversaires politiques sont les socialistes français et les syndicats, mais il a choisi pour cible de sa colère affichée les méchants financiers de la planète. Ainsi, alors même qu'il s'efforce de libéraliser son pays, il peut se permettre de taper sur les banques anglo-saxonnes et de faire croire à ses électeurs qu'ils peuvent compter sur lui pour être aussi furieux qu'ils le sont

 

Slate.
Vu dans Courrier international

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=96478

 

Toutes les notes