31.05.2009

PONT DE SEVRES

Article du Parisien. Le prix de la rénovation inquiète les locataires

 Jérôme Bernatas | 27.05.2009, 07h00
Les résidents de la cité du Pont-de-Sèvres ont partagé hier soir quelques verres dans le cadre de la Fête des voisins. Mais, pour certains, le coeur n’y était pas vraiment. Ils s’inquiètent des hausses de loyers annoncées par Paris Habitat, le propriétaire de quelque 1 250 logements qui doivent faire l’objet d’une rénovation en profondeur.

« Les locataires vont devoir payer entre 50 € et 120 € de plus chaque mois », s’alarme Isabelle Goïtia (PCF), qui représente le collectif des habitants du Pont-de-Sèvres. A ses côtés, Jean-Claude Relave, le président de l’amicale des locataires, s’inquiète lui aussi. « Près de 38 % des occupants ont régulièrement des retards de paiement, affirme-t-il. Cela va devenir de plus en plus difficile. » Un sentiment que partage Isabelle Goïtia : « Avec la crise économique, les impôts locaux qui ont augmenté, c’est le coup de massue ! »

« 50 € à 120 € de plus chaque mois »

Le 24 juin, les riverains vont s’exprimer sur le programme de travaux éligible à un contrat Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine). Un vote lourd de conséquences, car leur éventuel refus pourrait mettre fin à l’opération de réhabilitation. Celle-ci inclut la remise complète aux normes de chaque logement (isolation, branchements électriques, sanitaires…) ainsi qu’un lifting des façades extérieures.
« Il ne faut pas que les gens passent à côté de cette chance historique, déclare Thierry Solère, premier adjoint (UMP) au maire de Boulogne-Billancourt. Ils sont les premiers bénéficiaires de cette opération. La ville a demandé à Paris Habitat de faire des efforts pour que les hausses de loyers restent raisonnables. La modernisation de chaque logement coûtera près de 40 000 €. »
Les contestataires ne nient pas les avancées obtenues de la part de Paris Habitat. Cependant, ils les jugent insuffisantes. « Ils nous ont proposé de nous augmenter de façon progressive sur trois ans », explique Jean-Claude Relave. « Ils doivent déjà changer les portes d’entrée et les radiateurs, rajoute Isabelle Goïtia. Mais, on a l’impression que les résidents voteront non. » En espérant que les discussions incitent Paris Habitat à proposer un nouveau plan.

30.05.2009

INCENDIE CRIMINEL

Elections européennes: la camionnette du Parti socialiste incendiée dans les Hauts-de-Seine

 

La camionnette de la section de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) du Parti Socialiste a été victime tôt ce samedi matin (vers 4h du matin) d'un incendie criminel. Elle était stationnée en plein centre ville à proximité du marché de la commune pour y mener la campagne des élections européennes. Une plainte pour incendie criminel sera déposée par le secrétaire de section, Monsieur Jules Ngalle, auprès de la Police nationale afin qu'une enquête judiciaire soit ouverte. Il y a deux ans, à la veille des élections présidentielles, c'était le local de la fédération des Hauts-de-Seine du Parti socialiste situé au Plessis Robinson qui avait déjà été l'objet d'un incendie criminel.

 

"Je dénonce avec la plus grande fermeté ces actes criminels contre la démocratie. Dans les Hauts-de-Seine, département "détenu" par l'UMP, on tente de porter atteinte à la libre expression des socialistes, la seule force politique montante dans ce département. Avec ce nouvel acte criminel, on continue à vouloir nous faire peur et nous empêcher de mener la campagne des européennes dans les Hauts-de-Seine après l'incendie criminel qui avait déjà détruit le local de notre fédération à la veille des élections présidentielles de 2007. J'en appelle à tous les citoyens pour dénoncer ces actes odieux en démocratie et j'interpelle le Président de la République. Nous continuerons à mener campagne avec détermination malgré ces vaines tentatives d'intimidation." a déclaré Pascal Buchet, Premier secrétaire fédéral des Hauts-de-Seine du Parti Socialiste et également maire de Fontenay-aux-roses.

 

Une conférence de presse sera donnée ce samedi à 12h30 devant la mairie  (75 rue Boucicaut, Fontenay-aux-Roses)    

29.05.2009

DELINQUANCE

Manipulation préélectorale et réalité des faits: réaction du PS au discours de Nicolas Sarkozy

 "Nicolas Sarkozy, pour la énième fois, vient de détailler ses 'nouvelles mesures' pour la sécurité en France. Ce ne fut, une fois de plus, qu'un discours faussement musclé, mouvements de menton à l'appui et propos à l'emporte-pièce".

"la réalité, c'est qu'en sept ans, il a fait voter 14 lois, procéder à 116 modifications du code pénal et qu'en dépit de cet activisme législatif confinant à l'intempérance, l'inexorable montée en puissance des délits les plus graves, les 'violences physiques non crapuleuses' ont crû de plus de 46% depuis 2003 !". (Communiqué, jeudi 28 mai 2009)

RSA: peu d'effets sur le retour à l'emploi

Article d'alternatives économiques
http://www.alternatives-economiques.fr/le-rsa-a-peu-d-eff...

Une enquête de la Drees auprès d'un échantillon d'allocataires en ayant bénéficié confirme les craintes que beaucoup avaient sur le RSA : il n'a pas d'effet incitatif marqué sur les retours à l'emploi et contribue à la multiplication des emplois de mauvaise qualité.

Quatre mois après l'adoption de la loi créant le revenu de solidarité active (RSA), et moins de deux mois avant la généralisation du dispositif, le premier document d'analyse sur les expérimentations du RSA  [1]   vient de paraître. Certes, il s'agit d'une enquête auprès des allocataires qui en ont bénéficié, et non d'une évaluation au sens propre du terme. Reste que les principaux résultats de cette enquête sont de nature à jeter le trouble sur l'intérêt du dispositif en matière de retour à l'emploi.

On s'en souvient peut-être : deux lois (la loi de finances de 2006 et la loi dite « Tepa » - travail, emploi et pouvoir d'achat - de 2007) avaient autorisé des expérimentations du RSA dans certaines zones de départements se portant candidats. Trente-quatre conseils généraux avaient fait la démarche, et les expérimentations s'y sont déroulées à partir de juin 2007 (d'abord dans l'Eure). Un Comité national d'évaluation devait procéder à une évaluation approfondie de ces expérimentations, à partir d'enquêtes et d'analyses des données administratives dans les zones « tests » et dans les zones « témoins », ces dernières ayant été choisies pour leur similitude avec les zones tests (situation économique et sociale, démographie...).

On peut s'étonner que la loi généralisant le RSA ait finalement été votée avant que le Comité d'évaluation de ces expérimentations se soit prononcé  [2]   et ait éventuellement recommandé telle ou telle modalité d'application. Autant dire que les carottes sont cuites et que les conclusions des expérimentations (et notamment leur comparaison, puisque les zones tests de chaque département appliquaient des mesures qui pouvaient varier) comptent pour du beurre. Toujours est-il que la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, dépendant à la fois des ministères du Travail, de la Santé et du Budget) a effectué comme prévu une enquête auprès des allocataires du revenu minimum d'insertion (RMI) et de l'allocation de parent isolé (API), interrogés en mai-juin 2008. Quels en sont les principaux résultats ?

Le premier est que, dans les « zones tests » (celles où ont été menées les expérimentations), 19,1 % des allocataires concernés sont revenus en emploi entre le début de l'expérimentation et mai 2008, tandis que, dans les « zones témoins » (celles suffisamment similaires aux zones tests mais ne bénéficiant pas de l'expérimentation), ce retour à l'emploi a concerné 17,6 % des allocataires du RMI et de l'API. La différence est donc minime - non significative, estiment les auteurs, compte tenu de la taille des échantillons observés. Mais, pour certaines sous-catégories, la différence semble significative : les retours à l'emploi des personnes seules ont ainsi atteint 22 % dans les zones tests, contre 17 % dans les zones témoins, et, surtout, le niveau de diplôme a beaucoup plus joué dans les zones tests (35 % de retours à l'emploi pour les titulaires du bac, contre 18 % dans les zones témoins). Il semble donc « que l'accès à l'emploi ait été facilité par le RSA pour les populations ne cumulant pas trop d'obstacles pour le retour à l'emploi (comme le manque de qualifications et les problèmes de garde d'enfant). »

Des emplois de moindre qualité

Lorsqu'il y a retour à l'emploi, de quels emplois s'agit-il ? C'est le deuxième résultat important de l'étude : dans 10,6 % des cas de retour à l'emploi dans les zones tests, il s'est agi d'emplois de neuf heures hebdomadaires au plus, contre 5,8 % en zones témoins. Et, globalement, les salaires versés sont moindres, dans les zones tests, puisque 44,7 % des salariés ont perçu moins de 750 euros par mois, alors que ce n'était le cas que de 36,8 % dans les zones témoins. En revanche, dans les zones tests, les temps de trajet sont plus courts (seuls 39 % des personnes concernées ont plus de quinze minutes de trajet entre domicile et lieu de travail, contre 53 % en zones témoins). Quant aux autres caractéristiques des emplois trouvés (fréquence des horaires discontinus, du travail du dimanche ou de nuit), elles sont similaires dans les deux types de zones.

Au total, 81 % des personnes sont satisfaites de leur travail en zones tests, contre 89 % en zones témoins. Il semble donc que les incitations à reprendre un emploi dans les zones tests aient débouché davantage sur des emplois de mauvaise qualité, que ce soit en termes financiers ou en termes d'intérêt.

Serait-ce parce que les personnes concernées seraient moins motivées ? Il ne le semble pas, selon l'enquête, puisque la proportion de personnes recherchant un emploi à temps complet ou prêtes à se satisfaire d'une rémunération au Smic est similaire. Même chose en ce qui concerne l'accompagnement dans l'emploi, aussi fréquent dans l'un et l'autre cas. L'explication est ailleurs : les emplois trouvés correspondent moins souvent aux emplois espérés ou recherchés dans les zones tests que dans les zones témoins, justement parce qu'ils sont moins fréquemment à temps complet et plus mal payés.

L'enquête ne fournit pas de conclusion, mais celle-ci est limpide : le RSA n'a pas eu d'effet incitatif marqué sur les retours à l'emploi, mais il a encouragé les personnes les plus proches du marché du travail à occuper des emplois moins bien payés et à temps plus partiels que, en l'absence de RSA, une partie d'entre elles aurait sans doute refusé en espérant trouver mieux. Ce qui confirme les craintes que beaucoup peuvent avoir sur le fait que le RSA pourrait aboutir à multiplier les emplois de mauvaise qualité, à la fois en les rendant plus attractifs et en contraignant les allocataires du RSA de base à les accepter au titre des « offres raisonnables d'emploi ».

 

Denis Clerc

 

28.05.2009

FIEVRE DELIRANTE?

emoticones-gros-colere-6.gifFaire travailler les Français comme des malades

27 mai 2009

C'st la dernière trouvaille de Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, qui a déposé le 25 mai une proposition d'amendement visant à autoriser les salariés à travailler, via le télétravail, durant un arrêt maladie ou un congé maternité. Même si le gouvernement a reculé, il faut rester vigilant. Car ce n'était sans doute qu'un ballon d'essai.

26.05.2009

EUROPEENNES- Meeting 28 MAI 2009

UEHamon.jpg

24.05.2009

EUROPENNES-meeting 25 mai 2009

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23.05.2009

RENOVATION du PONT de SEVRES

Vous trouverez ci-dessous la réponse de la municipalité à la question orale posée lors du conseil municipal du 7 mai dernier

REPONSE DE MADEMOISELLE SYLVIE ROUGNON A LA QUESTION POSEE PAR MADAME MARIE-HELENE VOUETTE

Ma chère Collègue,

 

La mise en œuvre du projet de rénovation urbaine du quartier du Pont de Sèvres est désormais engagée : suite à la signature d'accords avec la copropriété des bureaux, la RATP, le STIF et Paris Habitat, les travaux de la Montée vont démarrer cet été (nous aurons bientôt l’occasion d’en présenter le détail aux habitants du quartier lors d’une prochaine réunion publique). Paris Habitat a de son côté engagé le projet de rénovation des immeubles de la place Haute.

 

Ce dernier projet est ambitieux, car outre une rénovation intérieure des logements (mise aux normes électrique, réfection des pièces humides), il prévoit une rénovation complète des façades, qui va notamment permettre une importante amélioration des performances énergétiques des bâtiments et donc du confort de vie à l’intérieur des logements. Le coût de rénovation est de 39 400 € par logement ; c’est un coût élevé, induit par les caractéristiques constructives du bâtiment, mais il peut difficilement être réduit si l’on veut maintenir la qualité du projet.

 

Les subventions prévues par la convention ANRU couvrent environ 25 % du coût de rénovation des HLM de la place Haute, mais sont malheureusement négligeables pour les ILN qui ne sont pas conventionnés. Le coût d'investissement pour les HLM sera supporté à hauteur de 35% par les locataires, de 35% pour Paris Habitat, les 30% restant étant financés par les subventions (ANRU, CRIF…). Il sera pour les ILN supporté à hauteur de 49% pour les locataires, 49% pour Paris Habitat, et les 2% restant étant financés par les subventions. Il n’est donc pas question que les locataires supportent l’intégralité du prix de cette rénovation.

 

Toutefois, l’équipe municipale a conscience que les hypothèses présentées par Paris Habitat représentent un effort important pour les locataires. Le Député-Maire et moi-même avons expressément demandé à Paris Habitat de faire un effort pour diminuer l’impact de ces hausses de loyers et prendre en compte les demandes des locataires.

 

Paris Habitat a organisé plusieurs ateliers thématiques sur des sujets précis liés à la réhabilitation et qui ont été l’occasion pour les locataires de mieux comprendre le projet et de donner leur point de vue. Le bailleur doit par ailleurs avoir cette semaine le résultat complet de l’enquête sociale qui a permis de rencontrer de façon individuelle les locataires. Sur la base de ces éléments, le Député-Maire recevra notamment les bureaux des associations le samedi 9 mai au matin pour préparer un rendez-vous avec Paris habitat et évoquer les difficultés légitimement soulevées. Le Député-Maire et moi-même sommes par ailleurs en relation avec la direction de Paris Habitat, que nous ne manquerons pas d’interroger à nouveau lors du comité de pilotage ANRU du mardi 12 mai, en présence de l’ensemble des partenaires et financeurs du projet de rénovation du quartier du Pont de Sèvres. Je pense, avec optimisme, que des évolutions vont pouvoir être proposées aux locataires.

 

J’incite également les locataires à se rendre aux éventuels ateliers thématiques complémentaires qui pourraient avoir lieu ainsi qu’aux permanences organisées dans le logement témoin. C’est en effet pour chacun l’occasion de s’exprimer, de poser des questions et d’avoir des réponses à ses propres préoccupations.

 

Je peux dans tous les cas vous confirmer mon soutien : il est essentiel pour les locataires de la place Haute et pour le projet de rénovation du quartier que les logements de la place Haute puissent être réhabilités, mais cela doit se faire dans des conditions acceptables par l’ensemble des parties concernées. Le Député-Maire et moi-même nous sommes impliqués dans ce projet et veillons avec une grande attention à son évolution.

 

22.05.2009

EUROPEENNES

Question de Laurent Fabius au Premier Ministre, lors de la séance des questions au Gouvernement du mercredi 6 mai 2009.

Monsieur le Premier ministre,

Je voudrais revenir sur le discours qu’a prononcé hier soir à Nîmes le président de la République et qui a lancé la campagne européenne de votre parti l’UMP.

C’était un discours de dix pages et de plus de six mille mots. Or une partie qui devrait être décisive dans cette période de crise était pourtant totalement absente, il s’agit de la question sociale. On dira : "ce n’est pas étonnant car il en allait de même lors de la présidence française". C’est une circonstance aggravante, avec la crise qui frappe nos concitoyens et tous les Européens.

Alors que nous faisons, nous, des propositions pour des minimums salariaux dans chaque pays, vous n’en dites pas un mot.

Alors que nous proposons, nous, une directive cadre pour protéger les services publics qu’ici, en France, votre gouvernement démantèle, vous n’en dites pas un mot.

Alors que nous voulons, nous, bâtir un bouclier social afin que la réglementation européenne ne soit pas utilisée pour faire reculer notre législation nationale, vous n’en dites pas un mot.

Le seul bouclier qui vous intéresse, c’est le bouclier fiscal. Et c’est une différence majeure entre nous. Oui, ce qui vous intéresse dans la campagne européenne, c’est le bouclier fiscal pour quelques centaines de privilégiés. Ce qui nous intéresse et nous mobilise, nous, c’est un bouclier social pour des millions de salariés, de retraités, de jeunes en France et en Europe.

Bref, vous affirmez vouloir une "Europe qui protège". Mais c’est une imposture alors que vous rendez copie blanche sur la dimension sociale de la politique européenne.

21.05.2009

BILAN 2 ANS

emoticones-gros-colere-6.gifL'analyse par le Parti socialiste des deux années de Nicolas Sarkozy

Bilan Sarkozy deux ans.pdf

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