30.06.2009

Laurent Fabius invité de Christophe Barbier

Invité de Michel Denisot dans Le Grand Journal de Canal+, Laurent Fabius a rappelé que « La dernière révision de la Constitution autorise les referendums d’initiative populaire. Le gouvernement n’a toujours pas sorti le texte d’application nécessaire pour mettre en œuvre cette disposition. Je demande au gouvernement de sortir ce texte, et je propose que le premier referendum soit : ’Pour ou contre le projet gouvernemental de privatisation de La Poste’ ».

 

Ordre du jour du Conseil de Communauté d’Agglomération de Val-de-Seine du 8 juillet 2009

CAVDS-OdJ du 8 juillet 2009.pdf

26.06.2009

EMPRUNT NATIONAL

Vous trouverez ci-dessous en format .pdf une tribune de Laurent Mauduit, journal Médiapart, sur le projet d'emprunt national

" Sarkozy annonce un grand emprunt: attention, danger !"

Mauduitemprunt.pdf

25.06.2009

BBI – été 2009

         La preuve par 7 ?

La communauté d’agglomération « Val de Seine » et la communauté « Arc de Seine » ont engagé un processus de fusion qui va réunir 7 communes (Boulogne-Billancourt, Chaville, Issy les Moulineaux, Meudon, Sèvres, Vanves, Ville d’Avray).

Sur le fond, cette évolution se comprend dans la mesure où, et nous le disons depuis longtemps, le maintien de l’actuelle communauté « Val de Seine », isolée et démographiquement très déséquilibrée, n’est pas justifié. Nous sommes donc favorables à cette opération, source de mutualisations intéressantes. Cependant, nous veillerons à ce que la mise en place de cet ensemble se traduise par de réelles économies d'échelles et une offre de services de proximité de qualité. Nous porterons une attention particulière au respect des personnels municipaux concernés par cette nouvelle organisation.

Au moment où les réflexions sur l’avenir des collectivités locales (régions, départements, métropoles, communautés d’agglomérations, Grand Paris…) font l’actualité, il convient de revoir les règles démocratiques de ces différentes structures. La loi autorise aujourd’hui les communes à exclure l’opposition municipale des instances délibératives des communautés d’agglomération. Or ces dernières gèrent des budgets conséquents qui touchent la plupart des compétences municipales. Les citoyens doivent donc s’assurer d’une transparence des décisions, indispensable à une gestion conforme à leurs intérêts. Un appel a été lancé pour demander aux parlementaires d’imposer des règles démocratiques. Nos concitoyens peuvent le signer en ligne sur le site www.democratielocale.com. Nous appelons M Baguet, député, et M Fourcade, sénateur, à se saisir de cette question.

Marie-Hélène Vouette

  Communiqué : service public de la petite enfance

Faute de savoir recruter le personnel nécessaire, la municipalité a décidé de déléguer la gestion de certaines crèches au secteur associatif ou privé. Nous demandons à ce qu’une école de formation municipale ou intercommunale soit enfin créée afin de pallier les difficultés de recrutement. Dans l’attente, nous veillerons à ce que le service de la petite enfance ne soit pas soumis à des règles de rentabilité financière et soit conforme aux attentes légitimes des familles : qualité de l’accueil des tout petits, tarifs, transparence des attributions de place en crèche...

Marie-Hélène Vouette, Marc Fusina, Jean-Michel Tisseyre, Martine Even

 

24.06.2009

REMANIEMENT

hamon.jpgBenoît Hamon: "Peu importe les trompettes, celui qui souffle c'est Sarkozy!"

23.06.2009

VERSAILLES bis

Le 22 juin 2009

 aubry.jpg

Communiqué de Martine Aubry

 

 

Le président de la République laisse les Français seuls face à leurs problèmes et face à la crise.

 

Du président de la République, on attendait qu’il soit à la hauteur du moment et du lieu. Le moment, une crise d’une gravité exceptionnelle, exigeait une vision. Le lieu, la convocation à Versailles des représentants du peuple dans un faste sans pareil, imposait des solutions. Le discours présidentiel nous plonge dans la consternation : le chef de l’Etat paraît dépassé par les enjeux.

 

Au-delà de formules attrape tout et d’incantations que plus personne ne croit tant elles ne sont jamais suivies d’effets, ce discours démontre malheureusement une absence de cap économique et confirme qu’il y aura bien un sévère tour de vis social.

 

En témoignent la suppression des emplois publics dans l’éducation, la santé…, la réduction du déficit de la Sécurité sociale par des prélèvements supplémentaires et le report de l’âge de la retraite, ou encore la disparition de la taxe professionnelle qui est le principal impôt permettant aux collectivités locales d’investir contre la crise.

 

Quant à l’emprunt, chacun a bien compris qu’il ne s’agit pas d’une relance, mais d’un habillage pour masquer la responsabilité du pouvoir actuel dans l’aggravation des déficits, paquet et bouclier fiscal en tête, et l’absence de mesures pour combattre le chômage et augmenter le pouvoir d’achat des Français.

 

Le chef de l’Etat devait dire aux Français comment sortir de la crise ; il n’a fait que leur confirmer que ce sont eux qui payeront la politique d’austérité. Illustration ce jour même : pour la troisième année consécutive, le gouvernement refuse un coup de pouce pour le Smic et accroît la rigueur salariale.

22.06.2009

VERSAILLES

Le roi flou un article de Mediapart http://www.mediapart.fr/club/blog/francois-bonnet/220609/...

 

Fallait-il donc mobiliser la République, réquisitionner Versailles, convoquer anciens présidents et premiers ministres (ils ont d'ailleurs boudé), susciter par des confidences la mobilisation générale des médias... pour, au final, nous asséner un assommant discours reprenant de vieux slogans ? De ce discours, il ne reste déjà rien. Sauf ce constat : il y a le feu dans les finances de l'Etat.

Mais cet incendie, identifié de longue date bien qu'alimenté avec constance par la politique économique de ce pouvoir, méritait-il telle mise en scène ? L'annonce d'un grand emprunt, le bras de fer classique avec Bruxelles sur la limitation des déficits publics valaient-ils que l'hyperprésident use pour la première fois de cette disposition de la constitution qui l'autorise à convoquer le Congrès, sans pour autant débattre avec les parlementaires ?

Au vu du discours du président, cette journée ne peut que provoquer le malaise. La faiblesse du propos présidentiel, l'absence de décisions, la reprise en boucle de thèmes éculés ou de phrases déjà maintes fois prononcées, bref, ce pâle discours, d'ailleurs mal maîtrisé puisque le président n'a pu que rarement sortir de la lecture d'un texte où l'on percevait quelques-unes des sentences de son conseiller Henri Guaino, aura mis à bas l'ambition présidentielle.

Car depuis dix jours, l'Elysée avait placé, par ses confidences, la barre très haut. Révolution institutionnelle, Versailles devait donner le signal d'une révolution programmatique et lancer sur orbite la seconde moitié du quinquennat avec un horizon : 2012 et son élection présidentielle. «Ce n'était évidemment pas un discours de politique générale», a aussitôt précisé l'UMP Jean-François Copé. Il est vrai que la victime collatérale de cette journée est François Fillon, ou plutôt la fonction de premier ministre.

Il ne restera donc de cette journée qu'un apparat mis au service de Nicolas Sarkozy et des siens. Comme les élus de la République, comme les ministres serrés sur les gradins, son épouse, Carla Bruni, son secrétaire général, Claude Guéant, son conseiller de toujours, Pierre Charron, auront assisté dans l'hémicycle au discours présidentiel. On se demande bien pourquoi, tout comme on se demande pourquoi le président accepta cette mise en scène de la toute-puissance solitaire en remontant seul le couloir menant à l'hémicycle, entre deux rangs de gardes républicains. 

De ce point de vue, tout fut fait pour signifier l'abaissement du Parlement. Mediapart l'avait souligné dès l'an dernier, lors du débat parlementaire sur la révision constitutionnelle. Nous l'avons redit ce week-end, en faisant part de notre préférence : face à l'égarement dans les symboles de l'absolutisme, il était un lieu, la salle du Jeu de paume, à la symbolique autrement plus citoyenne et démocratique.

Le simple voyage de Versailles suffisait-il à Nicolas Sarkozy ? Sans doute, puisqu'il lui aura au moins permis de semer un peu plus la division au sein d'une opposition assommée. Et qu'il a été l'occasion de signifier à sa majorité, encline à la révolte il y a quelques semaines, qu'il n'était qu'un seul chef, lui.

Car pour le reste, la seconde moitié du quinquennat s'annonce identique... à la première. Avec, sans doute (mais le flou du propos empêche d'être affirmatif), un plan d'austérité en plus. Comme en 2007 et comme en 2008, le Smic ne sera pas revalorisé en juillet et son augmentation indicielle correspond à 11 centimes de l'heure... Comme en 2007 et comme en 2008, l'objectif de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est maintenu.

Comme en 2007 et comme en 2008, «il faudra aller plus loin» en matière de maîtrise de dépenses de santé, il «faudra porter le fer dans nos dépenses de fonctionnement». Comme ces deux années passées, la réforme des collectivités locales devra permettre à l'Etat de réduire ses dépenses. Enfin, comme en 2007, comme en 2008, finalement comme toujours depuis 2002 (lorsqu'il fut ministre de l'intérieur), l'immigration, l'insécurité, la criminalité, les banlieues seront agitées selon les opportunités du moment...

Nicolas Sarkozy fait donc du Nicolas Sarkozy. Avec ses annonces jamais suivies d'effet : celle, par exemple, d'un meilleur partage de la richesse entre travail et capital, qui fut brutalement annoncée en... février (la fameuse règle des «trois tiers») et oubliée depuis. Avec sa litanie de slogans au volontarisme creux : «Quelle est la liberté de celui qui a peur de sortir de chez lui...» ; «Le gaspillage des intelligences, c'est le pire des gaspillages» ; «Nous serons au rendez-vous des réformes» ; «Les délocalisations sont devenues insupportables» ; «Nous n'avons le droit de gaspiller un seul euro !»...

Le président a des priorités. Les mêmes. La grande concertation annoncée pour les trois mois à venir, sans en avoir précisé le cadre, les acteurs, la méthode, devrait lui permettre de commettre... de nouveaux discours. Mais le flou et la confusion continueront à dominer l'action publique.

NOURRITURE BIO

Et si les cantines passaient au bio ?

Cliquez ici avec le bouton droit pour télécharger les images. Pour protéger la confidentialité, Outlook a empêché le téléchargement automatique de cette image à partir d'Internet. Campagne du WWF "Oui au bio dans ma cantine" (DR).

En hausse de 25 % en 2008, le marché français du bio investit, pas à pas, notre quotidien. Aujourd'hui, ses bienfaits font largement consensus dans la société. Jusqu'à être officiellement reconnus d'utilité publique par le gouvernement français. Et l'agence bio est claire :

« Les Français consomment bio chez eux mais également hors domicile. »

 

Parmi les actifs, ils sont en effet 38% à déclarer vouloir plus de produits issus de l'agriculture biologique dans leur restaurant d'entreprise. Du côté des parents d'élèves, ils seraient 78% à émettre le même souhait pour leurs chères têtes blondes à l'école.

L'idée

Doucement mais sûrement, par l'introduction d'un produit puis d'un autre, les restaurants collectifs se convertissent. Début 2009, un tiers d'entre eux proposent des aliments bio « au moins de temps en temps ». Selon les estimations, dans trois ans, ils devraient être sept sur dix.

Des chiffres encourageants qui auraient tout intérêt à augmenter tant ce type d'alimentation cumule les avantages. Riches et dénués de substances chimiques, les produits issus de l'agriculture biologique constituent également un moyen efficace de développer de petites filières paysannes exsangues.

Ne pouvant ignorer l'engouement des Français pour ce type de produits, le gouvernement s'est engagé, lors du Grenelle de l'environnement, à passer progressivement à 20% de produits biologiques d'ici à 2012 dans les commandes de la restauration collective publique d'Etat. « Un objectif vraiment ambitieux », d'après Eric Grunewald, chargé de mission Restauration collective et filière au sein de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB). « Mais totalement irréaliste. Avec seulement 0,5% de produits bio au sein de la restauration collective aujourd'hui, on est encore très loin des 20% visés pour 2012 ! »

Au-delà des pourcentages et de l'effet d'annonce, c'est tout un système qu'il faut revoir. Potages en poudres, plats lyophilisés, omelettes congelées… Les restaurants collectifs n'ont plus rien des cuisines d'antan.

Comment la mettre en pratique

Ce combat contre la malbouffe, Philippe Renard en a fait une affaire personnelle. A la tête de la cantine d'un des plus grands groupes d'assurance belges, ce truculent personnage est parvenu à élaborer un menu quotidien à base de 85% de produits bio. Une performance assez rare dans la restauration d'entreprise pour être signalée. Lui qui a réussi à tripler l'effectif des convives confie :

« Le véritable challenge n'était pas seulement de servir des repas de qualité, mais surtout de ne pas exploser le budget alloué : 3,51 euros par personne et pas un centime de plus ! »

 

Le bio, pas si cher

« Alors qu'il me fallait 25 kg de légumes conventionnels pour préparer 100 litres de potage, je n'utilise plus que 18 kg de légumes bio pour la même quantité de produit fini ! La différence tient dans la matière sèche, en plus grande quantité dans les produits naturels, alors que les fruits et légumes traités sont gonflés d'eau. »

 

A ce principe de base, Philippe Renard associe quelques pratiques de bon sens. Peu à peu, la proportion de viande est diminuée au profit des céréales et des légumes, moins coûteux, le pain bio est servi en moindre quantité mais s'avère plus nourrissant. Les filières courtes sont privilégiées. Ainsi, le surcoût des aliments à l'achat, de 20 à 25% en moyenne, se trouve largement amorti.

Outre cet aspect, la formation du personnel, l'aménagement du restaurant et notamment la réinstallation d'une légumerie (présente dans chaque cantine autrefois), nécessitent aussi un investissement. Or, si l'on reprend les chiffres de l'agence bio, les mêmes parents qui désirent plus de bio dans l'assiette de leurs chérubins (78%) ne sont plus que 6% à bien vouloir mettre la main au porte-monnaie. Encore un paradoxe français pour Stéphane Veyrat, directeur de l'association « Un plus bio » :

« Les gens veulent les meilleures choses sans devoir payer plus cher. »

 

Il est important de rappeler que les prix de l'agriculture biologique représentent fidèlement la charge de travail des agriculteurs, soumis aux contraintes techniques et économiques d'un strict cahier des charges. Et comme le prouve l'expérience de Philippe Renard, une bonne gestion des marchandises peut conduire à un bon équilibrage du budget.

Une telle démarche ne s'improvise pas, comme en témoigne Stéphane Veyrat :

« Nombreux sont les établissements qui introduisent une ou deux fois des denrées bio et arrêtent finalement par découragement. Aujourd'hui, 90 % des cantines servent moins de six repas bio par an. Or, ce qu'il faut, c'est une action sur le long-terme qui traduise un vrai changement de mentalité. Et surtout, il est nécessaire de renouer le dialogue entre producteurs, gestionnaires, cuisiniers, et même parents d'élèves. »

 

Comme ce fut le cas à Aigues-Mortes, où la crèche municipale « Gavroche » a pris le chemin du bio dès 2001. Un travail de longue haleine mais huit années plus tard, ce sont 40 petits convives qui profitent de menus 100% bio. Huit ans. C'est à peu près le nombre d'années qu'il a fallu à Philippe Renard pour parvenir à son résultat.

Installer la filière

Second obstacle : l'approvisionnement. Entre une production saturée et une distribution défaillante, pas facile de s'approvisionner en produits bio.

Avec 2% de surfaces agricoles consacrés à l'agriculture bio, la France apparaît comme un des plus mauvais élèves européens. Résultat : l'offre se trouve éclatée sur tout le territoire et l'importation explose : 30% des produits bio consommés en France sont aujourd'hui importés.

« Livrer 30 kg de carottes pour une école qui fait 400 couverts à 80 km du lieu de production, ce n'est pas rentable, explique Eric Grunewald. Avec des volumes trop faibles et des commandes irrégulières, on se heurte vite à des problèmes de logistique. »

 

D'autant plus que la restauration collective est très contraignante : livraisons à horaires fixes, demandes extrêmement calibrées et exigeantes. Philippe Renard se souvient :

« Au départ, je ne trouvais que des paquets de pâtes ou de céréales de 500 grammes. Difficile de cuisiner pour une centaine de personnes avec ça ! »

 

A force de mener campagne auprès des producteurs et des distributeurs, l'homme les a convaincus d'adapter leur offre aux professionnels de la restauration collective. Au final, c'est toute une filière bio qui s'est montée. Non sans mal.

Ce que je peux faire

Pour toutes ces raisons, Eric Grunewald conseille de bien réfléchir avant d'impulser une conversion dans un restaurant scolaire ou d'entreprise :

« Ce n'est pas un choix à prendre à la légère. En plus de volonté, il faut savoir porter le projet par la suite. »

 

Et pour cela, mieux vaut être plusieurs. Les parents d'élèves, salariés, fonctionnaires ou simples citoyens peuvent s'y lancer, à condition de se fédérer au sein d'associations.

Véritables conseillers professionnels, les Groupements d'agriculteurs biologiques présents dans 78 départements en France, sont en mesure d'accompagner les restaurants scolaires, publics ou privés, depuis leur désir de conversion à la formation des cuisiniers, en passant par la recherche de producteurs.

Enfin, ce mois de juin, le WWF-France lance « Oui au bio dans ma cantine », campagne nationale de promotion des produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective scolaire. En plus d'une pétition, le site Ouiaubiodansmacantine.fr propose en téléchargement libre une « Lettre à monsieur le maire », ou à « madame la maire ». Objectif : remettre ces doléances aux édiles de toute la France le 18 juin pour les convaincre de privilégier le bio dans les cantines de leurs communes et ainsi inciter les producteurs locaux à passer au vert.

Photo : campagne du WWF « Oui au bio dans ma cantine 

20.06.2009

SANTE: les assurances privées

Un article du blog http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/

07 juin 2009

En France, les assurances privées financent d’ores et déjà 12,8% des dépenses de santé. Depuis 2006, notre pays devance le Canada et occupe à ce titre le deuxième rang mondial, selon l’OCDE. Les Etats-Unis, avec 36%, sont-ils irrattrapables ? Nicolas Sarkozy  n’est pas homme à baisser les bras :

« Mon objectif est clair, vient-il d’affirmer devant la Mutualité française. Je souhaite, dans le cadre d’un partenariat exigeant, que soient confiées de nouvelles responsabilités part-ass-privee-dans-dep-sante-ocde-2006.1244345657.PNGaux organismes complémentaires. Les régimes de base ne pourront pas tout financer. Il faudra faire des choix. Nous créerons les conditions d’une prise en charge solidaire, équitable et efficiente, centrée sur la qualité, des nouveaux besoins sociaux dont le couverture ne peut reposer exclusivement sur la solidarité nationale ».

Sont explicitement visées (et ce n’est pas la première fois) : les trente affections de longue durée (ALD) - cancers, diabète, troubles mentaux… - dont la Sécurité sociale, depuis sa création, rembourse les soins à 100%, parce qu’ils sont particulièrement longs et onéreux. Cette exonération du ticket modérateur coûte à l’Assurance-maladie quelque 8 milliards d’euros par an. Les 7,5 millions de bénéficiaires y voient à juste titre un des piliers de la protection sociale française. Les « complémentaires santé », elles, flairent la bonne affaire. Si elles assurent demain ces huit milliards, leur part du marché de la santé augmentera de moitié. Merci Nicolas !

Or les conséquences sociales d’un tel basculement seraient telles que le Haut conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie, dans sa séance du 28 avril 2005, en avait fermement rejeté l’idée, estimant qu’elle  « aurait un impact négatif sur la conception solidaire de notre système d’assurance maladie ».

part-es-revenus-consacree-a-la-complementaire-sante-png_1216408809.1244346106.png

 C’est peu dire. Les inégalités, qui caractérisent aujourd’hui les complémentaires santé, en seraient sérieusement aggravées. Les premières victimes en seraient les retraités, plus souvent frappés par les maladies de longue durée. Privés d’employeurs, et supportant par conséquent intégralement les primes d’assurance complémentaire, ils verraient celles-ci augmenter de 600 euros par an et par ménage en moyenne. Le poids de ces primes passerait de 2,5% à 5% de leurs revenus en moyenne, et atteindrait 11% pour une personne seule eu minimum vieillesse, relevait le Haut conseil.

Il exprimait également ses craintes de voir les assureurs privés appliquer des stratégies purement financières, trier la clientèle et éliminer les gros risques. Déjà, plus de 14% des Françaispart-ass-privee-dans-depenses-sante-france-1960-2006.1244346309.PNG les plus pauvres sont privés de couverture complémentaire, et un Français sur sept renonce à des soins médicaux pour raisons financières.

L’aide à la complémentaire santé (ACS), qui octroie 400 euros par an et bientôt 500 euros aux plus de 60 ans, est-elle une solution ? Nicolas Sarkozy le dit. Mais le croit-il ? Sur les 2,2 à 2,7 millions de Français aujourd’hui privés de complémentaire santé, moins de 548.000 perçoivent l’ACS. Elle est réservée à ceux qui gagnent entre 620 euros par mois (le plafond pour la Couverture maladie universelle), et 745 euros.

« Notre système de santé laisse subsister des inégalités sociales fortes », a souligné le Chef de l’Etat. C’est indubitable. Pourquoi les aggraver ?

18.06.2009

LA POSTE

Fabius.jpg

Laurent Fabius au Grand Journal : "Je demande au gouvernement de sortir le texte permettant les référendums d'initiative populaire, et que la première application soit : « Pour ou contre la privatisation de La Poste »"

Laurent Fabius était hier soir l’invité de Michel Denisot dans Le Grand Journal de Canal+. Commentant l’intervention annoncée de Nicolas Sarkozy devant le Congrès lundi prochain, il a rappelé que « La dernière révision de la Constitution autorise les referendums d’initiative populaire. Or, le gouvernement n’a toujours pas sorti le texte d’application nécessaire pour mettre en œuvre cette disposition. Je demande au gouvernement de sortir ce texte, et je propose que le premier referendum soit : ‘Pour ou contre le projet gouvernemental de privatisation de La Poste’ ».

Toutes les notes