30.10.2009

Présidence française: le sarko-show

Pierre Moscovici : «Le budget de la présidence française de l'UE était beaucoup trop élevé.» «Un million d'euros par jour, cela n'a pas grand sens. Cette présidence s'annonçait comme un Sarko-show; c'est ce qui s'est passé. Les Français paient pour le Sarkoshow.»

René Dosière : «Alors que tous les Français doivent se serrer la ceinture, apprendre que le chef de l'Etat organise, avec l'argent des Français, un repas qui coûte 5 fois le Smic par personne, c'est inimaginable et intolérable! On se dit que le président de la République a perdu pied avec la réalité. Il doit arrêter de dépenser sans compter.»

Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes. Tout cela «n'a pas été un épisode très glorieux du point de vue des finances publiques». «Les opérations ont été mal programmées, il n'y a pas eu de véritable stratégie»«il y a eu un certain nombre de dérives et un certain nombre d'erreurs».

28.10.2009

Taxe professionnelle

21 octobre 2009 . Article du blog http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/

Cherchant à justifier la suppression de la taxe professionnelle, mardi à Saint-Dizier (Haute-Marne), Nicolas Sarkozy a une fois encore malmené les statistiques. « 500.000 emplois industriels détruits en France depuis quinze ans, s’est-il écrié, voilà le beau bilan de la taxe professionnelle ! »

Le diagnostic est un peu court et la période nettement trop longue.

Peut-on imputer la désindustrialisation du pays à la seule existence de « ce système absurde unique en Europe », comme l’a affirmé le Président ? Si c’était le cas, les effectifs salariés de l’industrie n’auraient pas diminué dans la plupart des pays de l’Union, parfois beaucoup plus rapidement qu’en France.

Mais pourquoi « depuis quinze ans » ? La taxe professionnelle est en vigueur depuis 1975. On peine à croire qu’il ait fallu attendre 1994 avant d’en percevoir les effets pervers sur l’industrie.

 Regardons d’un peu plus près les statistiques de l’emploi industriel français. Les effectifs salariés de l’industrie ont diminué de 574.500 depuis leur pic du printemps 2001. Cela fait huit ans, et non pas quinze. Et cette déperdition d’emplois s’est accélérée depuis le printemps 2007 : en deux ans, l’industrie a perdu 200.000 emplois.

Ce n’est certes pas là un « beau bilan ». Mais le bilan de qui, le bilan de quoi ?  En montrant du doigt la taxe professionnelle, l’Elysée exonère la politique du Président. « J’ai été élu pour agir », répète Nicolas Sarkozy. Il semble que personne, dans son entourage, ne songe à consacrer une pause à la réflexion.

26.10.2009

rapport au vitriol de la cour des comptes

Extraits de l'article du journal Mediapart: http://www.mediapart.fr/

Rapport vitriol de la Cour des comptesSommet de Paris: un sommet de dépenses et une douche pour le Président

"Après avoir publié le rapport de la Cour des comptes qui critique l'énorme budget de la présidence française de l'Union européenne, Mediapart zoome sur l'événement qui a coûté le plus cher: le sommet de l'Union pour la Méditerranée, organisé au Grand Palais le 13 juillet 2008. Pour quelques heures de réunions et une paire de clichés, la Cour a calculé que 16,6 millions d'euros ont été dépensés. 500 ouvriers avaient réaménagé le Grand Palais. L'un d'entre eux, choqué par la débauche de moyens, a communiqué à Mediapart des clichés des coulisses, notamment de la douche installée dans la zone présidentielle. Elle n'a, semble-t-il, servi à rien. Le symbole de la démesure."
...

"Philippe Séguin s'interroge sur «le coût croissant de la gouvernance internationale» et de ses mutiples raouts: environ 10 millions d'euros «maintenant» pour l'organisation de sommets franco-africains, 20 millions pour le récent G20 de Londres, sans doute plus de 30 millions pour la réunion de l'OTAN à Strasbourg... Le premier président de la Cour s'étonne de ses «dépenses en progression spectaculaire» et fait une modeste suggestion: «La crise économique pourrait être l'occasion d'une réflexion conduisant à mieux maîtriser l'escalade»..."

La folie des grandeurs

La folie des grandeurs de Sarkozy, quand il présidait l'UE
24 Octobre 2009 Par Mathilde Mathieu

Mediapart s'est procuré le rapport de la Cour des comptes qui décortique – et critique – les dépenses engagées lors de la présidence française de l'Union européenne. Au total, 171 millions d'euros ont été dépensés en six mois: 1 million par jour... La Cour des comptes s'interroge sur plusieurs opérations. Elle pointe ainsi une «programmation excessivement touffue», «la multiplication et le coût parfois élevé des opérations», le caractère «parfois dérogatoire, voire irrégulier, des procédures suivies», et «l'utilité publique variable» de toute cette machinerie. Mediapart s'attarde sur trois exemples et publie l'intégralité de ce rapport.

La suite sur http://www.mediapart.fr/

25.10.2009

La défense

Quotidien belge Le Soir: extrait

Les médias accusés de faire le travail d'une opposition désormais inexistante ? Allons donc ! La presse, parfois taxée de complaisance, n'a fait que remplir son rôle en relevant un principe inadmissible. Pourquoi ce que la France dénonce si volontiers ailleurs – le népotisme – serait-il admis sur son propre sol ? Ce n'est pas une entrave à la démocratie qui était reprochée à Jean Sarkozy. A 23 ans, il était en droit de briguer la présidence de l'EPAD. Mais un autre que lui aurait-il pu diriger, au même âge, le plus grand centre d'affaires de France [et d'Europe] ? Aveuglés par leur culot, Jean Sarkozy, qui avait eu lui-même l'idée de briguer le poste, et Nicolas Sarkozy, qui ne l'a pas contrarié, ont tous deux commis une erreur : celle de croire qu'une mise sur orbite aussi spectaculaire que précipitée pouvait passer dans une opinion que le président de la République a lui-même nourrie à l'idéologie de l'ordre juste, de l'effort et du mérite.

24.10.2009

Sauvons les riches

Assemblée nationale

Le gouvernement veut faire annuler la taxe additionnelle sur les banques: dans le cadre du débat sur le projet de budget 2010, l'amendement défendu par le socialiste Didier Migaud a été adopté par 44 voix pour et 40 voix contre. Didier Migaud, président de la commission des Finances: "L'Etat ayant joué le rôle d'assureur de dernier ressort au cours de la crise bancaire de l'automne 2009, il est normal qu'il reçoive la contrepartie de cette couverture exceptionnelle en faveur de l'intérêt général"

22.10.2009

Actualité

Nicolas Demorand reçoit dans le 7/10 de France Inter, Laurent Fabius, ancien Premier ministre, député PS de Seine Maritime, président de l'agglomération de Rouen (08h20 - 12 Octobre 2009).

 

http://www.dailymotion.com/video/xas557_laurent-fabius-france-inter_news

Actualité

Nicolas Demorand reçoit dans le 7/10 de France Inter, Laurent Fabius, ancien Premier ministre, député PS de Seine Maritime, président de l'agglomération de Rouen (08h20 - 12 Octobre 2009).

 

http://www.dailymotion.com/video/xas557_laurent-fabius-france-inter_news

20.10.2009

Histoire de dettes

Un extrait du blog http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/

Une idée reçue a la vie dure : la dette publique d’une génération serait nécessairement remboursée par la suivante. Rien n’est plus faux, l’histoire en témoigne. Et pourtant, le mythe des bébés couverts de dettes à la naissance sert toujours. Ceux qui l’agitent cherchent à faire peur. Ils y parviennent souvent. Et ce n’est pas le moindre des paradoxes : au moment où la déréglementation produit la pire des crises, c’est l’Etat que l’on montre du doigt.

Une pétition circule même, signée, écrit l’un d’eux, par « de nombreux experts en économie » (sic). Elle appelle le Chef de l’Etat à « simplifier la réglementation du travail, à réformer l’Etat pour diminuer la dépense publique ». Il s’agit, bien entendu, de « préserver l’avenir de nos enfants ». La dette publique ne dépassait-elle pas 73% du PIB de la zone euro fin mars, selon Eurostat, quand les règles de la zone la limitent en principe à 60% ?

Il n’y a cependant pas lieu de s’émouvoir.

Aux Etats-Unis, en 1946, la dette publique fédérale atteignait 271 milliards de dollars, soit plus de 121% du PIB. Les enfants du baby-boom auraient eu fort à faire s’ils avaient dû rembourser. Mais il n’en fut rien. Durant les trente années qui suivirent, le budget de l’Etat fut déficitaire deux fois sur trois et l’Etat emprunta toujours plus. En 1976, la dette fédérale avait plus que doublé. Elle atteignait maintenant 629 milliards de dollars.

Cependant, nul ne s’en souciait. Il n’y avait pas de raison pour cela. La croissance économique avait été beaucoup plus vive encore, et la dette fédérale ne représentait plus que 36,2% du PIB. Sa persistance n’avait pas entamé ni le pouvoir d’achat des ménages, ni la propension des entreprises privées à investir.

Les pétitionnaires prétendent que l’Etat emprunte « au détriment des investissements des entreprises ». Il est cependant difficile de déceler un tel effet d’éviction à la lecture des graphes ci-dessus. Ils prétendant également que pour relancer la croissance, la meilleure chose à faire serait de « réduire le fardeau fiscal de tous les particuliers et des entreprises ». C’est faire peu de cas du passé. Durant les Trente Glorieuse, aux Etats-Unis, le taux marginal de l’impôt sur le revenu atteignait 80% et le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés 50%. La croissance économique ne semble pas en avoir pâti.

18.10.2009

Grand Paris, Hauts de Seine

Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD : nouvelle traduction d’une conception monarchique du pouvoir

Le 12 octobre 2009

Le Parti socialiste dénonce avec force le projet de nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD.

Au-delà des doutes sur les capacités d’un élu inexpérimenté à gérer un des plus gros établissements d’aménagement d’Europe, elle relève du fait du prince, inadmissible en démocratie, et traduit l’extension de la mainmise du clan présidentiel sur l’Île-de-France.

Cette nomination s’inscrit aussi dans un mouvement d’ensemble de recentralisation et de dépossession démocratique. Le projet dit du « Grand Paris » a déjà pour but d’écarter les élus locaux et franciliens des décisions concernant l’avenir de la métropole.

Avec le fils du Président à la tête de l’Établissement public d’aménagement de La Défense, c’est une nouvelle étape qui est franchie. Cet établissement intervient sur un territoire dont l’avenir est décisif pour l’ensemble de l’Île-de-France, notamment pour les questions liées à la répartition des richesses, à l’égalité territoriale, au développement du logement et des transports en commun et au développement économique.

Le Parti socialiste s’associe aux protestations citoyennes et demande à Nicolas Sarkozy et à l’UMP d’abandonner ce projet funeste qui fait déjà de la France la risée des démocraties.

Communiqué de Marianne Louis secrétaire nationale du Parti Socialiste à la Politique de la ville
et d’André Laignel, secrétaire national du Parti socialiste à l’Aménagement du territoire et du développement local

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