09.09.2009

Rentrée scolaire

Rentrée scolaire 2009 : l’éducation nationale en danger

Le 1 septembre 2009

De nombreuses menaces pèsent sur la rentrée.

Avec les suppressions massives de postes, ce sont 13500 enseignants et personnels qui ne seront plus devant les élèves cette année ! Le gouvernement prévoit déjà d’en supprimer 16000 de plus en 2010… Les conséquences sont désastreuses : les fermetures de classes sont nombreuses ; les remplacements ne sont pas tous assurés ; il manque des infirmiers et des conseillers d’orientation ; les actes d’incivilités sont en nette hausse ; la diminution du nombre d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) ne permet pas l‘accueil dans de bonnes conditions de nombreux élèves handicapés. Quant à la diminution des moyens dans les écoles maternelles, elle entraînera une très forte baisse de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans.

À cette politique budgétaire à courte vue s’ajoutent de nombreuses « réformes » régressives. La suppression progressive de la carte scolaire créera inévitablement un système éducatif à deux vitesses et renforcera les inégalités entre établissements. Les réformes de la formation des enseignants remettent en cause la qualité de cette formation. Les nouveaux programmes et la semaine de 4 jours à l’école primaire imposent aux jeunes élèves les journées les plus lourdes et les plus longues d’Europe. La réforme du bac professionnel se traduira par un étranglement des filières professionnelles, pourtant outils essentiels de promotion sociale pour de nombreux élèves en difficulté.

Le Parti socialiste condamne fermement la politique éducative du gouvernement qui plonge l’école dans une crise sans précédent et s’attaque aux fondements mêmes du service public d’éducation.
 
Le Parti socialiste propose une autre politique pour l’école. A l’heure d’une crise économique et sociale majeure, nous devons investir dans l’avenir de notre pays et de nos enfants en accordant une priorité absolue à l’éducation. Nous proposons :

• Un moratoire immédiat sur les suppressions de postes et une programmation pluriannuelle des recrutements de personnels.
• Une revalorisation des métiers de l’éducation et une rénovation de la formation des enseignants.
• Un plan de lutte contre les inégalités scolaires : renforcer les ZEP, diminuer le nombre d’élèves par classe, promouvoir les expériences innovantes, soutenir les familles en difficultés et assurer la mixité sociale.
• Un vaste chantier d’amélioration des méthodes pédagogiques pour la réussite de tous, à tous les niveaux scolaires et avec l’ensemble des acteurs concernés, dans le cadre de la mise en place des services publics personnalisés.

La droite n’aime pas l’école et ne l’a jamais aimée. Sa politique sacrifie l’avenir de notre pays en rognant sur l’éducation de nos enfants. Le Parti socialiste sera fortement mobilisé pour dénoncer cette politique et proposer des choix alternatifs, porteurs d’avenir et d’espoir pour la France et ses nouvelles générations.

Communiqué du Bureau national

29.05.2009

DELINQUANCE

Manipulation préélectorale et réalité des faits: réaction du PS au discours de Nicolas Sarkozy

 "Nicolas Sarkozy, pour la énième fois, vient de détailler ses 'nouvelles mesures' pour la sécurité en France. Ce ne fut, une fois de plus, qu'un discours faussement musclé, mouvements de menton à l'appui et propos à l'emporte-pièce".

"la réalité, c'est qu'en sept ans, il a fait voter 14 lois, procéder à 116 modifications du code pénal et qu'en dépit de cet activisme législatif confinant à l'intempérance, l'inexorable montée en puissance des délits les plus graves, les 'violences physiques non crapuleuses' ont crû de plus de 46% depuis 2003 !". (Communiqué, jeudi 28 mai 2009)

09.03.2009

LA MALBOUFFE et les enfants

 

toss_salad_wooden.gifNombre de parents s'inquiètent de ce que leurs enfants trouvent dans leur assiette durant leur scolarité. Sucres, graisses,  vache folle, poulet à la dioxine, poisson nourri aux farines animales, maïs transgénique, OGM. La liste est longue des produits suspects à nos yeux.

La municipalité vient d'annoncer un repas bio par mois dans les écoles maternelles et élémentaires. Nous avons fait partie du groupe de travail sur ce sujet et nous approuvons bien entendu cette mesure que nous réclamons depuis des années. Cette proposition figurait déjà dans nos documents politiques en 2001 et jusqu'ici, la majorité municipale n'avait pas accepté de nous écouter...

 

Nous devons résolument nous engager à ce que la nourriture proposée dans les établissements scolaires et les crèches soit plus largement labellisée ou bio. Nul doute qu'une telle décision, en particulier si elle est reprise par d'autres collectivités locales, stimulerait la demande et, en encourageant le développement d'une agriculture « biologique » ou « raisonnée et naturelle », en diminuerait les coûts de production et donc les prix d'achat pour les cantines et pour tous !

Là se trouve le véritable enjeu des années à venir. Il faudra donc progressivement étendre cette opération à plus d'un repas par mois. Aux concitoyens de faire entendre leur voix et leurs exigences pour aller encore plus loin !

15.02.2009

EDUCATION NATIONALE

Communiqué de Bertrand MONTHUBERT,

Secrétaire national à la Recherche et à l’enseignement supérieur

 

et Bruno Julliard, secrétaire national à l’éducation

 

 

Xavier Darcos : le mépris du pouvoir

 

 

Face au mouvement grandissant dans les universités, dont une des revendications est la suspension de la réforme de la formation des enseignants, Xavier Darcos répond par le mépris aux présidents d'universités qui lui ont demandé de repousser cette réforme.

 

Le ministre indique qu'étant « recruteur », il n'a pas à discuter avec  les "préparateurs à [ses] concours", lesquels ne sont autres que les établissements universitaires. Ces propos, selon lesquels le ministre de l'Education Nationale n'a pas à discuter avec les universités, témoignent d'une absence totale de considération pour le service public. Ils sont très graves dans la part d'un ministre de la République, qui se prend manifestement plus pour un chef d'entreprise privée que pour le garant de l’intérêt général.

 

Le gouvernement, qui pensait pouvoir poursuivre son entreprise de déstabilisation de l'éducation du primaire au supérieur sans résistance, rencontre aujourd’hui une opposition massive de l’ensemble de la  communauté éducative du pays. Xavier Darcos prétend ne «pas voir de raison » de repousser sa réforme alors que tout l’y conduit. Il prend le risque d’un affrontement durable et d’un blocage total.

 

Le Parti socialiste appelle au respect des personnels de l'éducation et des étudiants qui se destinent à ces métiers. Il demande à nouveau la suspension des réformes en cours, notamment celles de la formation et du recrutement des enseignants, qui se traduiraient par une sélection sociale accrue des étudiants et un grave affaiblissement de la formation professionnelle des futurs enseignants. Il demande l'ouverture d'un processus de réforme enfin concertée avec des acteurs de terrain, dans le cadre d'une mission parlementaire pluraliste.

19.10.2008

L'Education est notre avenir!

 

thiers2.JPGLe budget pour l'Education nationale qui va être examiné à l'Assemblée nationale prévoit 13.500 suppressions de postes, après 11.200 en 2008 et 8.500 en 2007.

Après les déclarations discutables du ministre de l'éducation nationale sur l'école maternelle, alors que la société de la connaissance appelée de nos voeux nécessiterait  d'investir  dans ce secteur, alors que la crise financière et économique demanderait que le gouvernement soutienne les investissements et l'emploi, alors que des milliards vont être injectés pour sauver un système financier en faillite et un système économique absurdement basé sur le virtuel, le service public de l'éducation semble devenir la vaiable d'ajustement budgétaire d'un gouvernement aux abois.  C'est hypothéquer lourdement l'avenir.

Signez la pétition en ligne!

http://www.uneecole-votreavenir.org/

Les organisations à l’initiative de cet appel :
AFL - Cé - CEMEA - CRAP-Cahiers pédagogiques - FAEN - FCPE - FEP-CFDT - FERC-CGT - FGPEP - FIDL - Les FRANCAS - FSU - GFEN - ICEM-pédagogie Freinet - JPA - La Ligue de l’Enseignement - SGEN-CFDT - SUD Education - UNEF - UNL - UNSA Education


Les organisations qui soutiennent cet appel :
AEAT - AFPEN - AGEEM - AMUF - ANATEEP - APBG - APSES - APKHKSES - ATTAC France - CFDT - CGT - CMR - CNAJEP - CNAL - CSF - EEDF - FFMJC - FNAME - Bureau national FNAREN - FNDDEN - FNFR - FOEVEN - LDH - MRAP - OCCE - PRISME - Solidaires - UDPPC - UFAL - UNSA