09.11.2009

Egalité territoriale

Nos services publics locaux sont menacés

mobilisation_territoires.pngLe gouvernement veut imposer des lois de recentralisation qui vont mettre en danger l’action des communes, des départements et des régions pour notre éducation, notre santé, nos transports publics, nos emplois et notre aide sociale.

Pour nos enfants, ce seront moins de financements pour nos écoles, nos collèges et nos lycées. Pour nos aînés, ce sera moins d’accompagnement du grand-âge et de la dépendance. Pour nos entreprises et nos emplois, moins de soutien face à la mondialisation.

Les élus locaux sont dévoués au bien public. 73% des investissements viennent des collectivités locales. La décentralisation, c’est la démocratie locale au service des citoyens. Il faut une réforme territoriale pour l’améliorer, pas pour la casser.

 

http://www.parti-socialiste.fr/territoires/

08.11.2009

EDF

Pour information, tribune de JM Aphatie parue sur son blog

http://blog.rtl.fr/aphatie/index.html

EDF est une entreprise publique, dont l’Etat possède 84% des actions. EDF est gestionnaire d’un service public, celui de l’électricité, auquel tous les gens qui ne veulent pas vivre dans le noir sont très attachés. La situation à EDF présente donc un intérêt public, ou un intérêt pour le public.

Une passation de pouvoir se déroule actuellement à EDF. Pierre Gadonneix, pdg le temps d’un mandat de 5 ans, s’apprête à libérer le fauteuil au profit d’Henri Proglio, actuellement pdg de Veolia. La désignation officielle du nouveau patron d’EDF devrait intervenir en conseil des ministres le 25 novembre prochain.

Henri Proglio ne souhaitait pas particulièrement prendre la direction d’EDF. Pour des raisons à ce jour mal comprises, sans doute parce que mal ou pas expliquées, le pouvoir exécutif, et surtout le président de la République, ont insisté pour qu’il accepte de diriger l’entreprise publique. Finalement, Henri Proglio a cédé. Mais il a posé quelques conditions, acceptées par le pouvoir, qui, à défaut de susciter encore un débat public, suscite quelques interrogations intéressantes à formuler aujourd’hui.

Veolia est une entreprise importante, leader mondial dans plusieurs de ses activités consacrées à l’environnement, qui compte environ 336.000 collaborateurs. Henri Proglio a consacré sa vie professionnelle à cette entreprise et ne souhaite pas la quitter. Aussi est-il convenu avec les pouvoirs publics qu’il conserverait la présidence du conseil d’administration de Veolia en plus de la direction d’EDF, entreprise d’un peu plus de 160.000 salariés.

A ceux qui s’étonnent de ce cumul, il a été répondu par Christine Lagarde, ministre de l’économie, que la fonction envisagée par Henri Proglio à Veolia était une fonction non-exécutive, manière de déminer le procès d’un cumul impossible en matière de temps et de disponibilité.

Ceci laisse entière une autre question: celle de la confusion des intérêts. Un même homme a la tête de deux entreprises à la fois dissemblables et aussi concurrentes dans certains de leurs segments d’activité, peut-il prendre des décisions pour une entreprise sans tenir compte de la situation de l’autre entreprise?

Par ses premières déclarations, réservées aux parlementaires dans le huis clos de commissions spécialisées, Henri Proglio a entretenu le doute en annonçant son souhait de voir EDF augmenter sa participation dans Veolia. Aujourd’hui, l’électricien possède 2% du capital de Veaolia. Henri Proglio, pdg d’EDF, voudrait la porter à environ 15% dans Veolia, dont il est aussi responsable. Il existe sans doute une logique industrielle à un tel rapprochement. Hélas, le sentiment d’une certaine confusion des genres ne permet pas de l’établir clairement pour l’instant.

Autre problème moins important mais plus symbolique:  celui du salaire du futur pdg d’EDF. Aujourd’hui, il est fixé à environ un millions d’euros. A Veolia, Henri Proglio en gagne plus du double. D’où sa demande de voir augmenter substantiellement la rémunération du pdg d’EDF. On peut considérer la démarche légitime. Elle peut aussi heurter l’opinion. Il y a en tout cas matière à débat.

J’ai posé ces questions ce matin à Pierre Gadonneix, pdg sortant d’EDF. IL n’a pas voulu y répondre, préférant parler de son bilan à la tête de l’entreprise publique. Dans une démocratie, personne n’est obligé de répondre aux questions que l’on vous pose. Mais dans une démocratie, il peut aussi se révéler dangereux de ne pas répondre aux questions posées, si du moins celles ci se posent, c’est à dire si elles ne relèvent pas d’une lubie chez celui qui les pose.

Identité nationale

La gauche défend tous les jours l’identité de la France face aux remises en cause de la droite et de N. Sarkozy

Le 3 novembre 2009

L’injonction du président de la République et de son ministre de l’immigration et de l’identité nationale, convoquant sans délai dans les préfectures « les forces vives du pays », est irrecevable.

La France mérite mieux qu’un discours polémique bricolé à la hâte à des fins électorales. La droite, de plus en plus déchirée, fragilisée par son échec économique et social, instrumentalise un sujet sérieux sur lequel on ne devrait pas chercher à diviser les Français.
Nous ne sommes pas dupes de cette manipulation. Les socialistes ne serviront pas de caution à cette mise en scène racoleuse qui mobilise indûment et dans l’improvisation les Préfets dont ce n’est pas le rôle.

Les Français sont attachés à l’identité républicaine de la France. Ils n’acceptent pas ses remises en cause. Forgée dans l’histoire, dans les grands combats républicains, sociaux, ouvriers, féministes, l’identité de la France est d’abord constituée des principes communs que la République a su faire partager à tous les Français, et qui sont aujourd’hui bafoués : la France des droits de l’Homme, du droit du sol, de la laïcité, de l’école publique, de l’égalité sociale, du programme du Conseil national de la Résistance, de l’universalisme et de l’ouverture au monde.

La France fidèle à son identité, la France qu’on aime, c’est une France qui défend son modèle social, qui promeut les services publics, de l’école à l’hôpital, de la mairie à la Poste, parce qu’ils sont les moyens de l’égalité. C’est une France de l’émancipation de l’Homme, qui s’engage pour les libertés, notre bien commun, et pour ne pas laisser confisquer la démocratie par un pouvoir sans limites. C’est une France qui défend sa langue. C’est une France qui assume sa diversité, s’attaque enfin aux discriminations et aux obstacles qui barrent l’accès aux entreprises ou aux responsabilités publiques. C’est une France du XXIème siècle, profondément européenne, qui puise sa force dans le respect de cet héritage républicain.

Faire vivre l’identité de la France et l’originalité de son modèle est au cœur des préoccupations du Parti socialiste. Depuis septembre, les socialistes ont engagé un dialogue direct avec les Français dans le cadre du tour de France du projet, lors d’étapes qui permettent à des citoyens de toutes les origines et de toutes les histoires d’affirmer une identité commune. Les Français ne doutent pas de leur identité, ils nous demandent surtout de la défendre et d’y être fidèles.

Fidèles à notre histoire, nous revendiquons une vision civique et républicaine de la nation, et non pas ethnique ou particulariste qui laisserait l’identité s’enfermer dans des critères d’appartenance et donc d’exclusion. C’est cette approche, inhérente à l’existence d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, qui est contraire à l’identité de la France et à son génie.

Alors que par ses discours et sa politique, la droite attaque les piliers de la République, les socialistes portent aujourd’hui l’identité de la France.

Communiqué du Bureau national

07.11.2009

Agriculture

Travailleurs à bas prix dans l’agriculture : une première brèche ouverte par l’Elysée ?

Le 6 novembre 2009

Un conseiller de l’Elysée a évoqué devant les producteurs de légumes l’emploi de travailleurs des pays de l’est, où le coût du travail est très faible.

Qu’il s’agisse d’une proposition ou simplement d’une suggestion d’étude ne change rien à l’affaire. Cette réflexion d’un conseiller de Nicolas Sarkozy traduit l’état d’esprit de l’Elysée : faire baisser les coûts du travail, dans une logique de moins disant social.

C’est parfaitement cohérent avec une politique qui réduit les protections des travailleurs et qui fait baisser le pouvoir d’achat des Français.

Le Parti socialiste dénonce très vigoureusement cette politique.

Pour le Parti socialiste, la compétitivité de la filière légumière française passe par une meilleure adaptation à la demande des consommateurs, de plus en plus soucieux de qualité et de proximité avec les producteurs. Le Parti socialiste considère que la seule solution durable pour toutes les filières agricoles consiste en la relocalisation des productions équitablement réparties sur les territoires.

Communiqué de Germinal Peiro,
Secrétaire national à la ruralité et à la mer

Outremer

Communiqué du PS

Allocution de N. Sarkozy : Ce soir pour l’outremer, on est très loin du compte.

Le 6 novembre 2009

Le Président de la République vient de prononcer une allocution en clôture de la 1ère réunion interministérielle enfin consacrée à l’outremer par son gouvernement, après deux ans et demi de mandat et trois ministres successifs. De ce point de vue, les Français d’outremer auront sans doute été édifiés d’entendre le chef de l’Etat leur annoncer que ses ministres devront désormais se « sentir concernés » par leurs problèmes.

Au fil d’un discours décousu et misérabiliste à l’égard d’un outremer caricaturé à l’envi, d’anecdotes de comptoir en plaisanteries douteuses, ce discours a une apparence : la vacuité des mesures évoquées. Il est ainsi pathétique que Nicolas Sarkozy évoque comme une innovation de son cru le fait pour les élus d’outremer d’exercer des responsabilités en matière de représentation diplomatique régionale quand cette possibilité - qu’ils exercent déjà - leur a été ouverte par la loi du 13 décembre 2000 !

Mais par-delà son emphase habituelle, le discours du Président de la République revêt une réalité plus choquante encore. Les seules annonces concrètes qu’il contient traduisent une reconcentration des pouvoirs sur fonds de désengagement financier de l’Etat.

Il est ainsi sans précédent qu’un Président de la République réserve aux seules collectivités d’outremer « la possibilité pour l’Etat de se substituer à elles » dans des domaines (santé, environnement, etc.) où ledit Etat déciderait qu’elles seraient défaillantes. Dans le même sens, il est significatif que la « relation rénovée entre la métropole et l’outremer » qu’appelle de ses vœux N. Sarkozy passe par la nomination de « commissaires au développement endogène » ici, de « sous-préfets à la cohésion sociale », ailleurs, sans préjudice de différents comités Théodule et autres, le tout placé sous l’autorité des préfets. S’agissant du développement économique, le “Plan Sarkozy” ne contenant aucune mesure digne de ce nom, son absence de chiffrage tombe sous le sens. Il est à cet égard révélateur que N. Sarkozy ait pu évoquer « la garantie du niveau des moyens budgétaires de l’Etat sur cinq ans » pour le logement social après les avoir réduits drastiquement depuis 2007, et au lendemain de l’adoption par sa majorité d’un budget où la dette de l’Etat outremer auprès des organismes de sécurité sociale dépassera en 2010 les 660 millions d’euros.

Cette approche est pleinement dans la logique des annonces déjà faites par N. Sarkozy en janvier dernier, lorsqu’il avertissait les élus d’outremer que - contrairement aux principes essentiels de la décentralisation - « les compétences dévolues aux autorités locales devront être financées par des ressources locales. »

Au final, et une fois n’est pas coutume, il se pourrait en effet que le discours de N. Sarkozy fasse date tant son indigence frise l’indécence. Au lieu de le citer, N. Sarkozy ferait bien de lire Félix Eboué. Car si pour ce dernier, « Jouer le jeu », c’était « piétiner les préjugés, tous les préjugés, et apprendre à baser l’échelle des valeurs sur les critères de l’esprit », ce soir pour l’outremer, on est très loin du compte.

Sondages

Extrait d'un article de Libération

http://www.liberation.fr/politiques/0101601702-sondages-l...

Sondages: l'exécutif refuse la création d’une commission d’enquête

Au risque de provoquer un tollé, l’exécutif s’est opposé vendredi à la création d’une commission d’enquête parlementaire réclamée par le PS sur les sondages de l’Elysée.

La commission «n’entre pas dans le cadre défini par la Constitution», a déclaré la Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, en invoquant le principe de séparation des pouvoirs.

Selon la Constitution, seuls le gouvernement et le Premier ministre sont responsables devant l’Assemblée nationale.

/.../

 

«C’est une initiative qui embarrasse énormément l’Elysée», selon lui. Le groupe PS a laissé entendre que Nicolas Sarkozy avait dicté la prise de position de MAM vendredi.

La demande des socialistes sera examinée mardi après-midi par la conférence des présidents qui fixe l’agenda de l’Assemblée, a précisé la présidence de l’Assemblée.

A la suite de la polémique estivale sur le prix de sondages commandités par l’Elysée, l’audition à l’Assemblée de M. Frémont avait révélé que le spécialiste des sondages Pierre Giacometti bénéficiait -avec sa société selon lui- d’un contrat de 43.500 euros mensuels avec l’Elysée et le politologue Patrick Buisson d’un contrat de 10.000 euros par mois.

(Source AFP)

30.10.2009

Présidence française: le sarko-show

Pierre Moscovici : «Le budget de la présidence française de l'UE était beaucoup trop élevé.» «Un million d'euros par jour, cela n'a pas grand sens. Cette présidence s'annonçait comme un Sarko-show; c'est ce qui s'est passé. Les Français paient pour le Sarkoshow.»

René Dosière : «Alors que tous les Français doivent se serrer la ceinture, apprendre que le chef de l'Etat organise, avec l'argent des Français, un repas qui coûte 5 fois le Smic par personne, c'est inimaginable et intolérable! On se dit que le président de la République a perdu pied avec la réalité. Il doit arrêter de dépenser sans compter.»

Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes. Tout cela «n'a pas été un épisode très glorieux du point de vue des finances publiques». «Les opérations ont été mal programmées, il n'y a pas eu de véritable stratégie»«il y a eu un certain nombre de dérives et un certain nombre d'erreurs».

28.10.2009

Taxe professionnelle

21 octobre 2009 . Article du blog http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/

Cherchant à justifier la suppression de la taxe professionnelle, mardi à Saint-Dizier (Haute-Marne), Nicolas Sarkozy a une fois encore malmené les statistiques. « 500.000 emplois industriels détruits en France depuis quinze ans, s’est-il écrié, voilà le beau bilan de la taxe professionnelle ! »

Le diagnostic est un peu court et la période nettement trop longue.

Peut-on imputer la désindustrialisation du pays à la seule existence de « ce système absurde unique en Europe », comme l’a affirmé le Président ? Si c’était le cas, les effectifs salariés de l’industrie n’auraient pas diminué dans la plupart des pays de l’Union, parfois beaucoup plus rapidement qu’en France.

Mais pourquoi « depuis quinze ans » ? La taxe professionnelle est en vigueur depuis 1975. On peine à croire qu’il ait fallu attendre 1994 avant d’en percevoir les effets pervers sur l’industrie.

 Regardons d’un peu plus près les statistiques de l’emploi industriel français. Les effectifs salariés de l’industrie ont diminué de 574.500 depuis leur pic du printemps 2001. Cela fait huit ans, et non pas quinze. Et cette déperdition d’emplois s’est accélérée depuis le printemps 2007 : en deux ans, l’industrie a perdu 200.000 emplois.

Ce n’est certes pas là un « beau bilan ». Mais le bilan de qui, le bilan de quoi ?  En montrant du doigt la taxe professionnelle, l’Elysée exonère la politique du Président. « J’ai été élu pour agir », répète Nicolas Sarkozy. Il semble que personne, dans son entourage, ne songe à consacrer une pause à la réflexion.

26.10.2009

rapport au vitriol de la cour des comptes

Extraits de l'article du journal Mediapart: http://www.mediapart.fr/

Rapport vitriol de la Cour des comptesSommet de Paris: un sommet de dépenses et une douche pour le Président

"Après avoir publié le rapport de la Cour des comptes qui critique l'énorme budget de la présidence française de l'Union européenne, Mediapart zoome sur l'événement qui a coûté le plus cher: le sommet de l'Union pour la Méditerranée, organisé au Grand Palais le 13 juillet 2008. Pour quelques heures de réunions et une paire de clichés, la Cour a calculé que 16,6 millions d'euros ont été dépensés. 500 ouvriers avaient réaménagé le Grand Palais. L'un d'entre eux, choqué par la débauche de moyens, a communiqué à Mediapart des clichés des coulisses, notamment de la douche installée dans la zone présidentielle. Elle n'a, semble-t-il, servi à rien. Le symbole de la démesure."
...

"Philippe Séguin s'interroge sur «le coût croissant de la gouvernance internationale» et de ses mutiples raouts: environ 10 millions d'euros «maintenant» pour l'organisation de sommets franco-africains, 20 millions pour le récent G20 de Londres, sans doute plus de 30 millions pour la réunion de l'OTAN à Strasbourg... Le premier président de la Cour s'étonne de ses «dépenses en progression spectaculaire» et fait une modeste suggestion: «La crise économique pourrait être l'occasion d'une réflexion conduisant à mieux maîtriser l'escalade»..."

La folie des grandeurs

La folie des grandeurs de Sarkozy, quand il présidait l'UE
24 Octobre 2009 Par Mathilde Mathieu

Mediapart s'est procuré le rapport de la Cour des comptes qui décortique – et critique – les dépenses engagées lors de la présidence française de l'Union européenne. Au total, 171 millions d'euros ont été dépensés en six mois: 1 million par jour... La Cour des comptes s'interroge sur plusieurs opérations. Elle pointe ainsi une «programmation excessivement touffue», «la multiplication et le coût parfois élevé des opérations», le caractère «parfois dérogatoire, voire irrégulier, des procédures suivies», et «l'utilité publique variable» de toute cette machinerie. Mediapart s'attarde sur trois exemples et publie l'intégralité de ce rapport.

La suite sur http://www.mediapart.fr/

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